Après deux jours d’audience, Jérôme Vérin, 43 ans, a été jugé, par la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques, à Pau, coupable de « violences volontaires en récidive ayant entraîné la mort, sans intention de la donner« , ce mardi 5 mai 2026. L’ancien boxeur guadeloupéen a été condamné à 19 ans de réclusion criminelle.
A l’annonce du verdict, l’accusé a menacé les parties civiles, choquées : « ils n’ont qu’à crever !« , a-t-il crié. Sa mère, présente dans la salle, a dû intervenir pour le calmer ; elle s’est rendue sur place depuis la Guadeloupe, pour le soutenir au procès.
« Il a tué un homme pour rien«
Les faits ont eu lieu le 11 juillet 2024, dans une gare routière mise en place pour les Fêtes de Bayonne. Dans un bus à l’arrêt, le ton était monté rapidement entre l’accusé et la victime, Eric Courdy, un homme de 58 ans. Le premier avait évoqué d’abord des propos à caractère raciste, avant de se rétracter pendant le procès.
Hors du bus, l’ancien boxeur a asséné deux coups de poing au visage de la victime, qui a chuté, KO. Elle est décédée 5 jours plus tard à l’hôpital, des suites d’un grave traumatisme crânien et d’un œdème encéphalique majeur, selon l’autopsie.
« Il a tué un homme pour rien« , « c’est la rage et la colère qui l’ont commandé« , a relevé lors de ses réquisitions l’avocate générale, déplorant son « absence de remise en question » depuis et une « dangerosité criminologique » soulignée par les experts.
Un lourd passif judiciaire
L’avocate générale avait requis 20 ans de réclusion contre cet homme au lourd passé judiciaire, qui « n’a laissé aucune chance » à une victime « alcoolisée« , « inoffensive » et « hors d’état de nuire« . Les juges et jurés n’ont pas prononcé de suivi socio-judiciaire, comme elle le demandait. Ils ont néanmoins tenu compte de la nature « particulièrement grave des faits » et du profil du coupable, un homme violent multirécidiviste.
L’accusé, dont le procès s’étalait sur deux jours, avait déjà été condamné à 17 reprises, notamment pour des faits de violences, conjugales ou avec arme, ou encore des menaces de mort.
Dans sa plaidoirie, son avocat, Maître Nicolas Pulido, a expliqué que son client s’était « senti agressé » lors d’une « escalade de violences verbales » qu’il « a vécue comme une situation de stigmatisation« .
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