De nouveaux visages issus de l’immigration font le saut en politique municipale

Parmi les candidats cette année aux élections municipales, on remarque, notamment à Moncton, la présence de nouveaux visages. Plusieurs candidats issus de l’immigration se lancent pour la première fois en politique.

Reem Fayad Abdel Samad caresse depuis longtemps le rêve d’apporter sa pierre au développement de sa ville d’accueil.

Reem Fayyad Abdel Samad, candidate au poste de conseillère au quartier 1 à Moncton

Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani

Et c’est par la politique municipale que la Libanaise d’origine a choisi de faire bouger les choses.

Analyste en santé, passionnée des arts et de la culture, elle brigue le poste de conseillère au quartier 1.

Avec mes atouts et expériences, je pense que je peux peut-être ajouter quelque chose, dit-elle.

Je suis ici depuis 15 ans, j’ai vu comment la ville a grandi vraiment très vite. On peut faire mieux.

Un soutien communautaire

Toujours à Moncton, Ali Ettarnichi ambitionne aussi de siéger à la table du conseil municipal.

Une personne dans un stationnement.

Ali Ettarnichi, candidat au poste de conseiller général à Moncton

Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani

Le fondateur du magazine et de la chaîne web Arabic Atlantic doit avant tout se faire élire comme conseiller général.

Il bénéficie du soutien de la communauté marocaine à laquelle il appartient et bien au-delà.

Il y a beaucoup de gens qui sont bénévoles et m ‘assistent pour faire du porte à porte. Il y a d’autres qui partagent aussi l’information. Des gens de ma communauté, mais aussi des Canadiens m’encouragent, explique-t-il.

La plupart du financement vient de ma poche, de ma famille et de mes amis.

Voir d’une lentille différente

Reem Fayad Abdel Samad et Ali Ettarnichi précisent qu’ils sont certes issus de l’immigration, mais qu’ils ne sont pas les candidats des immigrants seulement.

Et s’ils se lancent en politique, c’est aussi parce qu’il y a eu des précurseurs, comme Kassim Doumbia qui est réélu par acclamation à la mairie de Shippagan.

Un homme devant un logo.

Le maire de la Ville de Shippagan, Kassim Doumbia.

Photo : Radio-Canada / Réal Fradette

L’Ivoirien d’origine siège au conseil municipal depuis 2010 et est entré dans l’histoire de la province en 2021 quand il est devenu le premier maire afro-canadien de la province.

Il pense que les personnes issues de l’immigration apportent une perspective forgée par les cultures de leurs pays d’origine et d’accueil.

C’est certain qu’on apporte une perspective différente. Une perspective qu’on a acquise au fil des ans. Ça nous permet de voir ce qui se fait ici et d’où on vient. Et ressortir le meilleur des deux mondes, avance-t-il.

Je crois que c’est ça qui fait en sorte qu’on peut faire progresser notre communauté.

Il est difficile de savoir avec exactitude combien d’immigrants se présentent aux municipales, car Élection Nouveau-Brunswick ne comptabilise pas les personnes issues de l’immigration.

L’organisme provincial ajoute qu’elle s’assure seulement que les personnes soient éligibles.

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