Aides aux dettes de loyer, impayés d’eau, équipements de première nécessité…La CTM augmente le montant de ses aides sociales au logement

La semaine dernière, l’Assemblée de Martinique a voté une revalorisation des aides du Fonds de solidarité pour le logement (FSL). Objectif : mieux accompagner les ménages en difficulté face aux impayés et aux dépenses essentielles.

Les aides aux dettes de loyer passent ainsi de 1 200 à 2 000 euros. Pour les impayés d’eau, le plafond grimpe de 900 à 1 200 euros. Enfin, l’enveloppe dédiée aux équipements de première nécessité double presque, passant de 700 à 1 500 euros.

« Ce n’est pas un nouveau budget (…) on a révisé le dispositif. Ce qu’on apporte comme nouveauté, c’est d’augmenter les plafonds pour mieux accompagner les familles. »

Audrey Thaly Bardol, conseillère exécutive en charge des solidarités

Un dispositif encadré mais pas automatique

Pour rappel, un impayé de loyer est caractérisé lorsque la dette atteint au moins deux fois le montant mensuel brut du loyer et des charges.

Mais attention : l’aide n’est ni automatique ni accessible en se présentant directement à la CTM. La collectivité insiste : les demandeurs doivent d’abord rencontrer un travailleur social.

Le processus est strict. Après un entretien avec une assistante sociale ou une institution, le dossier est instruit puis examiné en commission.

« Il y a des critères de ressources. Les familles peuvent être aidées sous forme de subvention ou de prêt remboursable sans intérêt. C’est le travailleur social qui évalue la pertinence d’orienter la demande. »

Christine Aline, directrice du logement à la CTM

Qui peut en bénéficier ?

L’aide du FSL s’adresse à plusieurs profils :

• Locataires ou sous-locataires

• Propriétaires occupants

• Résidents en logement-foyer

Les ressources du foyer sont déterminantes. Certaines aides sociales, comme l’APL ou l’allocation de rentrée scolaire, ne sont pas prises en compte dans le calcul. Le montant accordé varie selon les revenus : plus ils sont faibles, plus l’aide peut être importante.

Toutefois, un refus reste possible, notamment si le loyer est jugé disproportionné par rapport aux ressources. Dans ce cas, la décision doit être motivée.

Un coup de pouce renforcé pour s’équiper

Autre évolution notable : l’aide à l’équipement pour les nouveaux entrants dans un logement, qu’il soit social ou privé.

« Jusqu’alors, on était à 750 euros. Aujourd’hui, nous pourrons accompagner ces familles jusqu’à 1 500 euros pour l’achat d’un réfrigérateur ou d’une machine à laver. »

Audrey Thaly Bardol, conseillère exécutive en charge des solidarités

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