La France vient de subir sa 3e vague de chaleur la plus longue jamais mesurée avec plus de 7 °C au-dessus des normales de saison
La vague de chaleur que vient de connaître la France, avec seize jours de chaleurs torrides, a été la troisième la plus longue jamais mesurée dans le pays, ex aequo avec celles d’août 2003 et des étés 2018 et 2025, a annoncé, ce jeudi, Météo France.
Le troisième épisode caniculaire de l’année 2026, en l’espace de moins de deux mois, aura duré du 4 au 19 juillet.
Le record de la plus longue vague de chaleur en France reste celle de juillet 1983, qui avait duré 23 jours, devant celle de juillet 2006 (21 jours). Les autres vagues de chaleur ayant duré 16 jours dans le pays s’étaient déroulées du 2 au 17 août 2003, du 24 juillet au 8 août 2018 et du 19 juin au 4 juillet 2025.
Moins intense que la précédente vague de chaleur
Au plus fort de la dernière vague de chaleur, la 53e depuis le début des mesures en 1947, l’indicateur thermique national (ITN), température moyenne à l’échelle du pays mesurée sur 30 stations de référence, a atteint 28,1 °C, soit plus de 7 °C au-dessus des normales de saison.
Bien que particulièrement longue, cet épisode caniculaire a été moins intense que la précédente vague de chaleur qui a assommé la France du 17 au 30 juin, qui a été de loin la plus intense jamais enregistrée, avec un ITN à 30 °C. Avant cette vague, le précédent record datait de juillet 2019 (29,4°).
La vague plus sévère, indicateur combinant durée et intensité, reste la vague historique d’août 2003 (avec un indice de 59,4), devant celle de juin 2026 (51,1), selon les données combinées par l’AFP.
Signe du réchauffement climatique, plus de la moitié des 53 vagues de chaleur répertoriées depuis 1947 sont intervenues après 2010.
Les soins d’urgences en nette baisse
À noter que les recours aux soins d’urgence liés à la canicule ont diminué lors de la deuxième partie de la vague de chaleur que vient de connaître la France, mais restent toujours supérieurs à l’activité normale, a rapporté ce jeudi l’agence Santé publique France. Depuis le 17 juillet, « le nombre de passages aux urgences tous âges pour l’indicateur iCanicule », qui mesure les troubles immédiatement associés à la chaleur comme des déshydratations et des hyperthermies, est en baisse, « mais reste toujours supérieur aux niveaux observés avant les canicules précédentes », indique l’agence sanitaire dans son bilan hebdomadaire.
Après une augmentation du 5 au 10 juillet pour atteindre près de 600 visites par jour, les passages ont ralenti avec 203 passages le 20 juillet, date à laquelle ces chiffres sont arrêtés. « Plus de la moitié de ces passages concernaient des personnes âgées de 75 ans et plus », précise Santé publique France.
Jusqu’au 16 juillet, le nombre d’hospitalisations quotidiennes suivant ces passages aux urgences « oscillait entre 250 et 350 », puis a baissé jusqu’au 19 juillet (122 hospitalisations).
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