Dominique Gortari rejoint l’équipe des dirigeants de l’US Granville, aux côtés du président Benjamin Bahu, et des vice-présidents François Bégué-Fléché et Florian Triquet.
C’est peut-être la recrue de l’été du côté de l’US Granville ! Ce n’est ni un joueur, encore moins un entraîneur, il s’agit d’un dirigeant, mais pas n’importe lequel. Cinq ans après son départ de la présidence des Corsaires, Dominique Gortari est de retour dans cette fonction, qu’il partage avec Benjamin Bahu, qui lui avait succédé en 2021. « Dominique nous apportera l’expérience de ses 14 saisons à la tête du club (dont neuf en compagnie de Fabrice Clément)« , souligne Benjamin Bahu, à l’origine de ce « come-back ». « J’ai apprécié la demande de Benjamin et de l’ensemble du CoDir. On ne sera pas trop de deux afin d’insuffler notre énergie pour obtenir des résultats », lance Dominique Gortari qui ne s’est jamais vraiment éloigné du football à Granville. « Quand on n’est pas dedans, on est automatiquement en dehors », nuance-t-il. Régulièrement présent au Stade Louis-Dior, pour assister aux matchs, le patron du casino de la Monaco du Nord est, toutefois, resté l’un des partenaires du club pendant toutes ces années. « J’habite toujours là, je n’ai pas bougé. Quand on a ça dans le sang, ce n’est pas évident d’arrêter ».
A l’USG, Dominique Gortari revient avec une mission précise : « épauler l’équipe première ». Avant de développer : « Mon rôle sera de la mettre dans les meilleures conditions », annonce le nouveau dirigeant référent de « la » National 1 (ex-N2), qui entretiendra « une relation privilégiée avec le staff ». Grand artisan du sauvetage de la maison granvillaise la saison dernière, Grégory Scaffa, nommé sur le banc manchois début décembre, a été prolongé, ainsi que tous ses adjoints*. « Je devrais aussi protéger l’institution quand ça ne va pas », ajoute le co-président, qui servira d’interlocuteur à la presse dans les périodes de crise, si tant est qu’il y en est. Car l’objectif a été clairement identifié : « un maintien solide ». Les Granvillais aimeraient s’éviter les frayeurs des deux précédents exercices. Repêchés il y a deux ans, ils avaient renouvelé leur bail lors de l’ultime journée au mois de mai. Sans oublier, bien entendu, la Coupe de France, « qui fait partie de l’ADN du club », rappelle Dominique Gortari, lui qui a connu les grandes épopées (quart de finaliste en 2016 contre Marseille, 8e de finaliste après avoir éliminé Bordeaux, pensionnaire de Ligue 1 à l’époque, 16e de finaliste en 2020 de nouveau face à l’OM).
*Hugo Pecher (adjoint), Arthur Marie (adjoint), Simon Houivet (entraîneur des gardiens), Brandon Beduneau (analyste vidéo), Lilian Rose (intendant). Un staff auquel s’est greffé Henri Engoulou (préparateur physique), ancien joueur du club granvillais dans les catégories de jeunes.
Les matchs à Louis-Dior le vendredi soir
Petite révolution à l’échelle de l’US Granville. Contrairement aux précédentes saisons, le club du Sud-Manche a formulé la demande auprès de la FFF pour disputer ses rencontres à domicile le vendredi soir, avec un coup d’envoi fixé à 19 heures. « Comme les matchs sont initialement programmés le samedi (18 heures), il nous faut l’accord du club adverse », précise le président Benjamin Bahu. Toutefois, à de rares exceptions, ce changement de jour et d’horaire ne posera pas le moindre problème ; la plupart des écuries de ce championnat de N1 (ex-N2) évoluant déjà avant le week-end. « On pense que ça correspondra mieux à notre public, à nos mécènes, et à certains de nos joueurs qui basculeront plus facilement en tant qu’éducateurs d’équipes de jeunes le lendemain. L’idée étant de créer un maximum de synergie entre la première et l’ensemble du club ».
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