Les Républicains persistent et signent, ils ne veulent pas d’évolution institutionnelle pour la Martinique. C’est le mot d’ordre répété ce dimanche 5 juillet, à Saint-Joseph, lors de la première réunion du parti depuis la nomination du nouveau bureau.
Notre île n’y gagnera rien, a répété Yan Monplaisir, le président des LR Martinique.
« Il parle d’accord historique, moi je parlerais d’accord « historisque », parce que c’est un risque que l’on fait courir à la Martinique. Aujourd’hui, l’Etat français a des difficultés budgétaires et il est évident qu’il va préférer transférer les compétences, mais sans les moyens, et nous allons nous retrouver perdant dans cette affaire. »
« [Journaliste : Mais sur cette question, Serge Letchimy l’a redit, il y aura une consultation de la population] Heureusement qu’on va consulter, je l’espère, la population, à condition qu’on ne trouve pas un chemin de travers. Si par exemple, c’était Monsieur Mélenchon qui a dit qu’il est prêt à nous larguer, qui était élu, si par exemple, il y avait ici des élus, comme c’est un peu le cas aujourd’hui séparatiste, est-ce qu’ils ne trouveront pas un autre chemin, un autre artifice, comme ils l’ont fait à d’autres occasions ? Non, la réponse doit venir des Martiniquais. Les Martiniquais ne peuvent pas penser que la garantie viendra d’ailleurs. Elle ne viendra plus de l’Etat, on le comprend très bien, et des gouvernements, pas celui-ci seulement. Le risque existe pour les autres gouvernements, c’est à nous de définir notre avenir. »
Yan Monplaisir, le président des LR Martinique
Accord-cadre, eau, assainissement…
La question de l’eau a aussi été évoquée. Les LR ont redit leur opposition à la loi sur l’habilitation donnée à l’assemblée de Martinique en matière d’eau, d’énergie et d’assainissement.
C’est un peu prématuré, estime Jonathan Tabar, nouveau secrétaire territorial des Républicains Martinique.
« Après avoir demandé plus de pouvoir, plus d’habilitation, je pense qu’il faut déjà pouvoir gérer le quotidien. L’activité territoriale de Martinique, qui veut gérer l’eau en Martinique en installant une autorité unique de l’eau, n’a pas fait ses preuves. Et tant qu’elle n’aura pas fait ses preuves, elle ne pourra pas demander, selon nous, plus de pouvoir pour gérer la Martinique. On a vu ce que c’est que la gestion des déchets, c’est pas trop top. Et aussi, quand on regarde bien le transport, le transport c’est une catastrophe en Martinique. Donc on ne peut pas confier plus de pouvoir à des personnes qui ont échoué. Mais Serge Letchimy l’a dit, les élus et la population seront consultés. La consultation c’est la demande d’un avis. Un avis n’est pas obligé d’être suivi. Donc moi, j’ai très peu confiance en M. Serge Leccemi, qui a signé un accord-cadre avec la ministre. Personne n’était au courant qu’il y avait un accord-cadre qui serait signé. Donc comment peut-on faire confiance à quelqu’un qui nous fait des bébés dans le dos, sans que nous soyons informés ? Vous craigniez quoi, un passage en force ? Ce sera un passage en force, d’une manière ou d’une autre, comme ils l’ont toujours fait. »
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