Changer les perceptions concernant les bouteilles en plastique jetées…
Depuis plus de six mois, devant la maison de Mme Nguyen Thi Giap, présidente de l’Association des femmes et de la Croix-Rouge du quartier résidentiel n° 1, un petit coin est aménagé pour la collecte des bouteilles en plastique usagées. Chaque jour, les habitants du quartier et les étudiants du secteur y apportent leurs bouteilles et canettes triées.
À partir de ces objets apparemment destinés à la poubelle, le modèle « Bouteilles en plastique recyclées, poursuivons le chemin » a permis de créer des changements positifs au sein de la communauté.
Lancé en octobre 2025, ce modèle contribue non seulement à réduire les déchets plastiques, mais crée également un fonds destiné à soutenir les membres en difficulté, ceux souffrant de maladies graves et les actions caritatives locales. Toutes les deux semaines, les matériaux recyclables collectés sont triés et vendus afin de récolter des fonds.
L’intérêt de cette initiative réside non seulement dans les fonds récoltés, mais aussi dans l’évolution des mentalités. De nombreuses familles ont pris l’habitude de collecter et de trier les déchets recyclables au lieu de les mélanger aux ordures ménagères. Les enfants, incités par leurs parents à participer à des tâches quotidiennes simples, sont ainsi sensibilisés dès leur plus jeune âge à la protection de l’environnement.
Selon M. Le Hong Chinh, secrétaire du Parti et chef du comité de front de la zone résidentielle n° 1, depuis la mise en œuvre du modèle, les résidents ont participé activement à des campagnes générales de nettoyage, à l’embellissement du paysage et à la construction d’un cadre de vie plus vert, plus propre et plus beau.

L’histoire du changement des habitudes par de petits gestes quotidiens se déroule également à l’Association des femmes n° 9 Mai Dich. Chaque vendredi après-midi, devant le point de collecte appelé « La Maison Verte », les membres apportent des sacs de matériaux recyclables triés provenant de leurs foyers.
Selon Mme Vu Thuy Lieu, présidente de l’association féminine n° 9 Mai Dich, ce modèle est appliqué régulièrement depuis de nombreuses années. L’argent récolté grâce à la vente de matériaux de récupération sert à rendre visite aux membres en difficulté et à soutenir des actions humanitaires dans la région.
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Ce qui a le plus réjoui Mme Lieu, ce n’était pas l’argent récolté, mais l’évolution positive des mentalités. Alors que le tri des déchets était autrefois une pratique peu courante, il est désormais devenu une habitude pour de nombreux foyers. On ne jette plus n’importe quoi n’importe où ; les déchets sont triés et éliminés correctement. De nombreuses femmes qui vont au marché ont également progressivement abandonné les sacs en plastique au profit de paniers réutilisables, de grands contenants ou de sacs en tissu.
« Grâce au modèle de l’Union des femmes, la conscience environnementale de la population a considérablement évolué. Les gens ne se contentent plus de trier leurs déchets à la source, mais participent aussi activement à des actions caritatives, contribuant ainsi à la communauté par de petits gestes quotidiens », a expliqué Mme Lieu.

Les modèles écologiques prennent racine au niveau local.
Alors que le modèle de recyclage des déchets plastiques contribue à modifier les comportements en matière de tri des déchets, dans la région du lac Dinh Quan, les membres de l’association des femmes ont créé un changement notable dans l’apparence du cadre de vie.
Il y a quelques années, la route longeant le lac servait de décharge sauvage, où s’accumulaient régulièrement les déchets, nuisant à l’esthétique urbaine. Refusant de se résigner à cette situation, les associations de femmes des groupes résidentiels 4, 5 et 6 ont mobilisé sans relâche les résidents, les propriétaires et les entreprises afin d’améliorer le cadre de vie.
Grâce à la mobilisation citoyenne et au consensus de la communauté, une ancienne décharge a été transformée en une allée fleurie de 350 mètres de long. Les parterres et les arbres sont régulièrement entretenus, offrant ainsi aux riverains un espace vert, propre et agréable.
Ce changement se reflète non seulement dans le paysage, mais aussi dans la prise de conscience de la communauté. De nombreux foyers ont pris l’initiative de maintenir une bonne hygiène environnementale, d’entretenir les arbres ensemble et de se rappeler mutuellement l’importance de préserver ce patrimoine commun.

S’inspirant de ces approches concrètes, de nombreux autres modèles écologiques continuent de porter leurs fruits dans le quartier. Dans le secteur résidentiel n° 13, le projet « Rue fleurie autogérée par les femmes », long de plus de 200 mètres et orné de plus de 120 pots de fleurs, est devenu un véritable écrin de verdure. Autrefois monotone, cette rue est désormais plus aérée et plus propre grâce aux efforts conjugués des membres de l’association de femmes et des habitants du quartier.
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Selon Do Thi Kim Chi, présidente de l’Union des femmes du quartier de Phu Dien, les modèles de protection de l’environnement mis en œuvre dans la région découlent tous des besoins concrets de la communauté résidentielle, liant protection de l’environnement, avantages pour la collectivité et bien-être social. C’est pourquoi ces modèles bénéficient d’un large soutien populaire et perdurent.

En réponse à la Journée mondiale de l’environnement 2026, les initiatives vertes des femmes de Phu Dien continuent de démontrer leur efficacité pour faire évoluer les mentalités, instaurer de nouvelles habitudes et promouvoir des actions de protection de l’environnement au sein de la communauté.
Des bouteilles en plastique collectées quotidiennement aux rues bordées de fleurs et régulièrement entretenues, en passant par les décharges transformées en espaces verts, un mode de vie écologique devient peu à peu un bel aspect de la vie résidentielle dans le quartier de Phu Dien, à Hanoï .
Source : https://hanoimoi.vn/gieo-mam-loi-song-xanh-tu-nhung-viec-lam-thiet-thuc-1158972.html
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