Alerte sécheresse sur la moitié de la Guadeloupe

Ce lundi 21 avril, la préfecture de la Guadeloupe a annoncé une alerte sécheresse sur la moitié du territoire depuis vendredi dernier. En cause : la dégradation des nappes phréatiques et le dysfonctionnement du réseau de distribution d’eau potable.

Dans le département de la Guadeloupe, la Grande-Terre et l’île de la Désirade ont été placées en alerte sécheresse, ce vendredi 17 avril, par la préfecture.  

L’arrêté préfectoral en cause une « dégradation suivie depuis plusieurs semaines de la situation des nappes phréatiques de Grande-Terre », couplée à « des difficultés chroniques liées au dysfonctionnement du réseau de distribution d’eau potable ».

Au total, c’est la moitié du département concernée par des contraintes ou des interdictions de prélèvements, d’arrosage et de lavage. Sauf l’île de Marie-Galante, placée au stade de « vigilance ». Donc pas de restriction mais un appel à un usage responsable.

La préfecture met en garde contre une situation « amenée à se prolonger », expliquant que « la recharge des nappes est un processus lent qui nécessite plusieurs semaines de pluies efficaces ». 

Un dispositif sécheresse déployé en Guadeloupe


Pour rappel, un dispositif sécheresse est piloté en Guadeloupe par la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL), depuis l’application de l’arrêté-cadre du 7 juillet 2025. Son but : connaître et réguler l’état de la ressource en eau à l’échelle régionale. 

« Cette ressource dépend étroitement des précipitations, la pluie, mais également des captages, « pompages ». Ce sont les prélèvements effectués pour l’alimentation en eau potable, l’agriculture et l’industrie », lit-on sur le site de la DEAL. 

Si la disponibilité de la ressource en eau diminue, trois niveaux de restriction sont appliqués selon la gravité de la situation : vigilance, alerte et crise. Les niveaux alerte et crise restreignent aussi bien les particuliers que les professionnels.

À savoir que les phénomènes de sécheresse menacent les maisons de fissures, en France métropolitaine comme ultramarine. «  Dans les Antilles, le climat chaud et humide favorise l’altération des roches et la formation des argiles à l’origine de sols vertiques (VERTISOLS) riches en argile gonflante (smectite) et particulièrement sensibles au retrait-gonflement des argiles», est-il écrit sur le portail gouvernemental notre-environnement. « En effet, en Guadeloupe, les sols argileux le long de la côte ouest de la Basse-Terre développés sur substrat calcaire riches en argiles gonflantes (smectite) couvrent 10 % de Basse-Terre. »

Avec AFP

 

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