Algérie-Mali : les deux pays rouvrent leurs espaces aériens et rétablissent leurs relations diplomatiques
Une détente après quinze mois de crise
Alger et Bamako ont annoncé simultanément la réouverture de leurs espaces aériens aux vols civils et militaires entre les deux pays. Le Mali a également confirmé le retour de son ambassadeur en Algérie, rappelé en avril 2025, tandis qu’Alger a annoncé le retour de son représentant diplomatique à Bamako. Ces mesures mettent fin à plus de quinze mois de brouille diplomatique entre les deux États.
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Une crise déclenchée par un drone militaire
Les relations entre les deux voisins s’étaient fortement dégradées après la destruction, en avril 2025, d’un drone militaire malien près de leur frontière commune. L’Algérie avait affirmé que l’appareil avait pénétré son espace aérien, une version contestée par Bamako, qui soutenait que le drone évoluait sur son propre territoire. L’incident avait entraîné le rappel des ambassadeurs, la fermeture des espaces aériens et une série d’accusations réciproques entre l’Algérie et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Communiqué N°2026-003 du Gouvernement de la Transition relatif à la dynamisation des relations de coopération et d’amitié entre la République du Mali et la République Algérienne Démocratique et Populaire.
Bureau de l’Information et de la Presse/MAECI. pic.twitter.com/0dVkxY1hJo
— Ministère des Affaires étrangères du Mali (@MaliMaeci) July 10, 2026
Des désaccords persistants mais des intérêts communs
Au-delà de cet épisode, les relations entre Alger et Bamako se sont tendues depuis l’arrivée au pouvoir de la junte malienne en 2020 et 2021. Les nouvelles autorités accusent régulièrement l’Algérie d’ingérence, notamment en raison de son rôle historique dans l’accord de paix de 2015 entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord. Les divergences se sont également accentuées après le soutien affiché par le Mali au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, une position à l’opposé de celle défendue par Alger. Malgré ces différends, les deux pays partagent une longue frontière et restent confrontés à des défis sécuritaires communs, en particulier la lutte contre les groupes jihadistes actifs dans la région du Sahel.
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