Attaques au Mali: après la mort du ministre de la Défense, les populations inquiètes malgré un certain calme
Des coups de feu ont été encore entendus ce dimanche à Kati, fief des militaires. D’après nos informations, au moins un civil a été retrouvé mort côté entrée nord de la ville, rapporte notre correspondant régional, Serge Daniel.
Kati est encore sous le choc des attaques, notamment celle qui a coûté la vie du ministre de la Défense Sadio Camara : les assaillants ont utilisé un camion bourré d’explosifs, touchant la maison du ministre et des habitations voisines, dont une mosquée voisine. Outre le général Sadio Camara, plusieurs autres personnes ont été tuées.
À Kati, les activités économiques tardent à reprendre. Pour un commerçant du grand marché de cette ville, la situation n’est pas rassurante, car les marchés restent fermés et les commerçants vivent toujours la peur au ventre.
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À 15 kilomètres de là, le calme règne dans la capitale malienne Bamako. Mais l’inquiétude se lit sur les visages. À Mopti, dans le centre du pays, l’inquiétude règne, même si « les activités reprennent peu à peu ».
Au Nord, la ville de Kidal est repassée sous le contrôle des rebelles. Ils y avaient été chassés en novembre 2023 par l’armée malienne et les mercenaires russes. Ces derniers ont demandé aux rebelles et obtenu dimanche l’ouverture d’un couloir humanitaire pour abandonner leurs positions. Ce départ fragilise davantage les troupes régulières sur le terrain.
À Gao, également visée par des attaques coordonnées, des dégâts importants sont encore visibles aux postes de contrôle du pont de Wabariya et de Bourem. Mais selon un habitant, les activités économiques reprennent peu à peu.
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