La situation sécuritaire continue de se détériorer au Mali, où une alliance entre le JNIM et le FLA met en grande difficulté les autorités de transition. Après avoir renforcé leur présence dans le nord du pays, les groupes armés poursuivent leur avancée face aux forces gouvernementales.
Ces derniers jours, les combats se sont intensifiés autour d’un camp militaire tenu par l’armée malienne avec le soutien d’Africa Corps, structure russe qui a succédé au groupe Wagner. Si la prise de cette position stratégique n’a pas été officiellement confirmée, plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des équipements militaires abandonnés, dont un hélicoptère détruit et des véhicules blindés récupérés par les rebelles. Une telle avancée renforcerait leur contrôle sur le nord du Mali et pourrait leur permettre d’étendre progressivement leur influence vers le sud.
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Un quotidien perturbé
Pendant ce temps, la population paie un lourd tribut. À Bamako, des coupures d’eau et d’électricité perturbent le quotidien des habitants depuis plusieurs jours. Les autorités évoquent des actes de sabotage, tandis que les groupes armés poursuivent également leur stratégie de blocage des principaux axes routiers, compliquant l’acheminement des marchandises et du carburant.
Arrivée au pouvoir à la suite des coups d’État de 2020 et 2021, la junte s’était engagée à restaurer la sécurité du pays. Elle avait notamment rompu sa coopération militaire avec la France pour se rapprocher de la Russie et de ses forces paramilitaires. Malgré ce changement d’alliance, les groupes armés continuent de gagner du terrain, mettant en évidence les limites de cette stratégie.
Dans ce contexte, les autorités renforcent également leur contrôle sur l’information. Les journalistes et observateurs qui rapportent les avancées des groupes rebelles s’exposent à des poursuites, dans un climat où la liberté de la presse demeure fortement restreinte.
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