Au Moule, l’émotion reste vive. Une rose déposée à l’endroit même où Liber a été abattu, le 12 avril dernier, rappelle le drame. Ce samedi (18 avril), famille, amis et habitants ont organisé une marche en sa mémoire, entre recueillement et revendication. « Nous devons lui rendre justice, ce qui est arrivé n’est pas normal », confie un participant.
Dans les rues qu’il fréquentait, les marcheurs ont voulu se faire entendre. « Trop, c’est trop », lance un autre manifestant. Pour beaucoup, cette mobilisation dépasse le seul cadre de ce drame. « Cela aurait pu arriver à quelqu’un de ma famille », témoigne une participante.
Tous réclament des réponses et dénoncent ce qu’ils considèrent comme des violences policières. Aujourd’hui, la mobilisation témoigne d’une douleur encore vive. « Si nous ne faisons rien, cela va continuer », alerte Jocelyn Magona, organisateur de la marche.
Un drame sur fond d’intervention tendue
Pour rappel, les faits se sont produits le dimanche 12 avril en début de soirée. Selon les premiers éléments, les gendarmes sont intervenus face à un individu armé d’un couteau. Un tir de taser aurait d’abord été effectué, sans parvenir à stopper l’homme, qui continuait de se rapprocher des militaires. Les gendarmes ont alors ouvert le feu à trois reprises. Touché, l’individu a été pris en charge par les secours, mais son décès a été confirmé peu après. Sur place, la situation s’est rapidement tendue, avec une population décrite comme très remontée.
Le gendarme impliqué a été désarmé, placé en garde à vue, puis mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de porter une arme. L’enquête, confiée à la Section de recherches, devra déterminer précisément le déroulement des faits, notamment les conditions d’usage de l’arme et la question de la légitime défense.
Une semaine après les faits, l’intervention du gendarme suscite une vive émotion. Plusieurs participants dénoncent une situation qu’ils jugent inacceptable. « Trop de personnes sont déjà décédées sous les balles de gendarmes. Nous n’acceptons pas ça », affirme un marcheur.
Entre attente de justice et besoin de réponses, les proches de Liber espèrent désormais que l’enquête permettra d’établir toute la vérité.
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