Au Tigré, de violents affrontements menacent un accord de paix qui “n’a rien réglé”

Des affrontements entre les troupes fédérales éthiopiennes et les troupes régionales du Tigré, dirigé par le parti indépendantiste du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), sont survenus lors du week-end des 1er et 2 août à Shererina, dans l’ouest du Tigré. Depuis, “des centaines d’Éthiopiens originaires de la région” ont franchi la frontière pour se réfugier au Soudan voisin, constate la BBC.

Ces combats sont l’“une des confrontations les plus graves depuis la fin de la guerre civile dans la région”, et surviennent après plusieurs mois d’escalade entre les deux parties, qui s’accusent mutuellement d’agressions et de déplacements de troupes le long de la frontière du nord du Tigré. Si les autorités du TPLF ont affirmé qu’une “désescalade” était en cours dès le 2 août, relève Al-Jazeera, “les craintes d’une nouvelle guerre se sont accrues”.

Point de bascule

La chaîne qatarie a rapporté que “des tirs de drones ou d’artillerie” avaient provoqué des explosions dans “plusieurs grands camps de réfugiés à la frontière, mais que le nombre de victimes n’était pas encore connu”. Citée par le Sudan Tribune, la Commission soudanaise pour les réfugiés a confirmé que ces tirs avaient touché “des camps de réfugiés à l’intérieur du Soudan, tuant et blessant plusieurs réfugiés éthiopiens

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