Baptisé à Saint-Tropez, ce voilier participera à la prochaine Route du Rhum, entre Saint-Malo et La Guadeloupe
En ce 2 juillet 2026, le voilier Class40 IMAGIN’ACT-SOCOMED quitte Saint-Tropez, son port d’attache. Cap sur l’océan pour une traversée transatlantique en solitaire. Trois semaines en mer pour une course mythique : la Route du Rhum. Avant de prendre le large, essais et qualifications se dérouleront au Portugal afin de tester la robustesse des embarcations avant le départ prévu pour le 1er novembre 2026 à Saint-Malo, direction Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.
Un tel bateau, une telle course, c’est une première pour le port de Saint-Tropez, la Bretagne étant habituellement privilégiée. Marco Guerra, le concepteur et skipper du voilier (conçu à Rome et assemblé à Cogolin), a, lui, décidé, à contre-courant, d’entamer un partenariat avec le village. Résident tropézien depuis vingt ans, il connaît bien la région et sa mer : ancien directeur de chantier naval à Monaco et à Saint-Laurent-du-Var, il fait partie de la Société Nautique de Saint-Tropez, avec laquelle il participe aux Voiles de Saint-Tropez 2025.
Pour lui, c’était une évidence de se « marier avec la ville et ses valeurs ». Une demande de fiançailles acceptée sans hésitation par « un lieu où la mer fait partie de notre identité », affirme avec enthousiasme Jean-Claude Moreu, le délégué aux affaires portuaires. Le partenariat a été signé il y a trois ans et son écurie Med Racing établie dans la foulée.
Le voilier est parti en ce début de juillet après un baptême reçu par le curé de la paroisse de Saint-Tropez et emporte avec lui le drapeau tropézien jusqu’aux côtes de la Guadeloupe.
Une aventure marine, technologique et sociale
Marco Guerra part sur un bateau qu’il a lui-même construit en partenariat avec Socomed – une société d’équipement électrique qui travaille dans les énergies renouvelables – au profit d’IMAGIN’ACT, un fonds de dotation venant en aide aux jeunes issus de milieux modestes à travers des actions concrètes d’intégration et d’ouverture1).
Ce navire est un réel « laboratoire flottant », explique Yann Steyert, le président de Socomed. « Il intègre de nouvelles technologies tant pour la navigation que pour l’économie d’énergie », précise-t-il. Pour imaginer les innovations de demain, l’équipe a collaboré avec les ingénieurs de l’école INSA située à Strasbourg. Un challenge de plus pour le navigateur olympien qui, bien qu’exigeant et rigoureux, part confiant.
Le bateau reviendra s’amarrer au port de la cité du Bailli en avril 2027 avant de repartir pour des courses méditerranéennes.
1) Une classe de Saint-Tropez suivra, en novembre, la course autour d’activités pédagogiques visant à faire découvrir le monde de la voile.
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