Baptiste Heintz : « Assurer un service public digne pour les Français de l’étranger »

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ? 

Je suis Baptiste Heintz, élu des Français de l’étranger au conseil consulaire de Côte d’Ivoire et du Libéria ainsi qu’à l’Assemblée des Français de l’étranger où j’ai présidé pendant cinq ans le groupe d’union de la gauche et de l’écologie. J’habite en Côte d’Ivoire depuis un peu plus de dix ans désormais, pays où mes deux enfants grandissent en école française. Très engagé dans plusieurs associations locales et aux côtés de nombreuses familles dans leurs démarches administratives et sociales, je suis aussi entrepreneur ayant fondé un cabinet de conseil.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l’étranger ? 

La mission principale du conseiller des Français de l’étranger est de s’assurer du meilleur déploiement du service public délivré aux Français établis hors de France. Que ce soit par un accompagnement direct ; par sa vigilance en conseil consulaire et dans les relations des Français avec l’administration ; ainsi que par sa représentation et son plaidoyer auprès du Gouvernement et du Parlement, que ce soit à travers l’Assemblée des Français de l’étranger ou les sénateurs qu’il élit. Un autre rôle essentiel du conseiller des Français de l’étranger est d’animer la vie et la cohésion de la communauté française à l’étranger, notamment en étant vigilant à son rassemblement et sa solidarité.

 

Comment avez-vous constitué votre liste ? 

La liste Les citoyens unis est une démarche collective, une équipe. C’est une liste d’union locale de citoyens, bénévoles investis dans le tissus associatif, professionnel et solidaire des Français de Côte d’Ivoire. Nous avons été attentifs à représenter la diversité de la communauté française, en marquant un point d’honneur à représenter aussi les Français en dehors de l’agglomération d’Abidjan (notamment en pensant à Yamoussoukro, Bouaké et San Pedro). Aucun d’entre nous n’est adhérent d’aucun parti politique mais nos valeurs sont très clairement celles du progrès social, de la justice et de l’écologie. C’est essentiel pour la démocratie – c’est-à-dire de permettre aux citoyens de faire un choix éclairé – que chacun assume ses choix au lieu de se cacher derrière le terme d’apolitique ou d’apartisan.

 

Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?

C’est important de prendre part à cette élection car elle est aussi l’expression, pour les Français de l’étranger, de l’intérêt qu’ils nourrissent pour un service public hors de France. Plus nombreux nous sommes à voter, plus solides nous sommes devant l’administration lorsque nous demandons – par exemple – un accueil renforcé et humain dans les services consulaires (et pas simplement une ligne téléphonique).

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?

Les Français en Côte d’Ivoire et au Libéria font face à plusieurs grands défis. C’est une communauté vivante grâce à la binationalité qu’il faut aujourd’hui défendre face aux discours de repli et tentations nationalistes de la droite extrême ou radicale. C’est une communauté renaissante grâce à l’arrivée de nombreux jeunes Françaises et Français, notamment poussés par le mouvement des « repat’ ». Aussi, les enjeux sont d’aider ces milliers d’entrepreneurs à pouvoir se maintenir dans un contexte (notamment bancaire) de plus en plus restreint. Mais aussi de permettre à ces milliers de familles de pouvoir bénéficier d’écoles françaises accessibles sans sacrifier leur qualité. Enfin permettre à ces milliers de familles d’être en sécurité en renforçant la dotation de l’État à la Caisse des Français de l’étranger et ainsi réduire son coût tout en continuant d’améliorer sa qualité de service.

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