Biennale de la danse en Afrique 2026 : le Sénégal au cœur de la création (…)

Du 29 avril au 3 mai 2026, le Sénégal accueille une nouvelle édition de la Biennale de la danse en Afrique, un événement international dédié à la création chorégraphique contemporaine. Pendant cinq jours, Toubab Dialaw devient l’un des principaux centres de la danse africaine, réunissant artistes, chorégraphes et professionnels autour d’une programmation représentative des dynamiques actuelles du continent.

Un rendez-vous structurant pour la danse africaine

Créée à la fin des années 1990 à l’initiative de l’Institut français, la Biennale de la danse en Afrique s’est progressivement imposée comme un événement structurant pour le secteur chorégraphique. Itinérante, elle a été organisée dans plusieurs grandes villes africaines avant d’être accueillie cette année au Sénégal.

L’édition 2026 met en lumière la vitalité des créations contemporaines africaines, tout en s’inscrivant dans les héritages culturels et artistiques du continent.

École des Sables

Toubab Dialaw, un cadre dédié à la création

L’événement se déroule principalement à l’École des Sables, centre international de formation et de recherche en danse fondé par Germaine Acogny. Situé à Toubab Dialaw, ce lieu joue un rôle central dans la formation, la transmission et la diffusion des pratiques chorégraphiques en Afrique.

Pendant cinq jours, le site accueille spectacles, rencontres et temps d’échange dans un environnement propice à la création, entre espaces de travail, scènes ouvertes et cadre naturel en bord d’océan.

École des Sables – Toubab Dialaw

Une programmation ouverte et internationale

La Biennale de la danse en Afrique 2026 réunit 25 compagnies de danse contemporaine, dont plusieurs formations sénégalaises, aux côtés d’artistes venus du continent africain et de la diaspora.

La programmation réunit des compagnies issues de nombreux pays, parmi lesquelles la Cie Body Ability (Afrique du Sud) avec Hard but Fragile, la Cie Multicorps (Bénin) avec Didẹ, la Cie Zora Snake (Cameroun / Belgique) avec Le Combat des Lianes, ou encore la Cie Raiz di Polon (Cap-Vert) avec Sacralidade.

Plusieurs compagnies sénégalaises sont également représentées, notamment la Cie Fii ak Fee avec Droits de la Nature, la Cie Artea avec Lénen Fénen, la Cie Bi’Ndiaye avec Tafaar, la Cie Ngor avec Mouton Noir ou encore la Cie Urban Art avec Xaritò.

Placée sous la direction artistique de Germaine Acogny, avec Gacirah Diagne et Hardo Ka comme directeurs artistiques associés, cette édition propose une programmation mêlant spectacles, créations originales et premières.

Les scènes de l’École des Sables deviennent ainsi un espace de circulation des formes chorégraphiques, où se croisent esthétiques contemporaines, héritages traditionnels et influences urbaines.

L’ouverture de la Biennale coïncide avec la Journée internationale de la danse, marquant le lancement officiel de l’événement.

Quelques compagnies de danse présentes à la Biennale

Des temps forts à Dakar

En complément de la programmation à Toubab Dialaw, plusieurs activités sont organisées dans la capitale, notamment au Village de la Biennale, à Kër Aloopho, l’Institut français, Théâtre National Daniel Sorano ainsi que dans d’autres espaces partenaires de la capitale.

Ces espaces accueillent une partie des spectacles, ainsi que des rencontres, échanges professionnels et événements associés. Ils permettent d’impliquer les acteurs culturels locaux et de favoriser les interactions entre artistes, professionnels et publics.

Mélanésie | Suisse Cie Kane The Dancing Tree

Rencontres professionnelles et réflexion sur le secteur

La Biennale propose un volet dédié aux rencontres scientifiques et professionnelles, autour des enjeux structurants du secteur chorégraphique : formation, mobilité des artistes, financements, politiques culturelles et conditions de production.

Des tables rondes réunissent également programmateurs et compagnies invitées, offrant des espaces d’échange autour des projets de création et des perspectives de diffusion à différentes échelles.

École des Sables

Une exposition au cœur de la Biennale

La Biennale accueille également deux expositions qui prolongent la réflexion artistique autour du corps et du mouvement.

L’exposition Photo | Mo(uve)ments propose un regard croisé sur les expressions chorégraphiques à travers les travaux de Nasrine Safa, Ina Thiam, Elise Fitte-Duval, Matar Ndour, Prince Bizenga et Antoine Tempé. Présentée sous forme de photographies grand format, elle accompagne le public tout au long de la Biennale, offrant une lecture visuelle des corps en mouvement et des univers chorégraphiques.

En parallèle, l’exposition Peinture | Les 7 Piliers de la Danse réunit également plusieurs figures majeures de la scène artistique sénégalaise autour d’un hommage à Germaine Acogny. Inspirés par le cadre de l’École des Sables, des artistes tels que Viyé Diba, Soly Cissé, El Hadj Sy, Camara Guèye, Hassane Sarr et Birame Ndiaye explorent, à travers leurs œuvres, différentes interprétations du geste chorégraphique.

« Dexter »

Nasrine Safa Gandour

Une plateforme de visibilité et de collaboration

Au-delà des spectacles, la Biennale constitue un espace de rencontre entre artistes et professionnels. Des programmateurs et partenaires internationaux sont attendus pour découvrir les créations présentées et initier de nouvelles collaborations.

Cette dynamique contribue à renforcer la visibilité des artistes africains et à accompagner le développement de leurs projets sur différentes scènes.

Parallèlement, des masterclass sont proposées tout au long de la Biennale, notamment autour des danses traditionnelles avec l’artiste sénégalaise Khady Badji, ainsi qu’en danse contemporaine avec Alleyne Dance.

Alleyne Dance, « Far From Home », de Camilla Greenwell

Pourquoi assister à la Biennale de la danse en Afrique 2026 ?

La Biennale offre l’opportunité de découvrir, en un même lieu, une diversité de propositions artistiques portées par des chorégraphes africains et internationaux. Elle permet d’explorer les évolutions contemporaines de la danse tout en restant connectée aux héritages culturels du continent.

Dans un cadre comme celui de Toubab Dialaw, l’événement propose également une immersion dans un environnement dédié à la création, favorisant les échanges entre artistes, professionnels et public.

Enfin, les soirées au Village de la Biennale prolongent l’expérience dans une ambiance conviviale, rythmée par des sélections musicales assurées par des DJs tels que DJ You et DJ Dafleks.

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