Dramane Traore
15 Juillet 2026•Mise à jour: 15 Juillet 2026
Deux responsables de l’Union européenne notamment le Chef de Délégation adjoint et la chargée de Programme de la Délégation de l’Union européenne ont été déclarés mardi soir « persona non grata » au Burkina Faso et disposent d’un délai de trois jours pour quitter le sol burkinabè, ont annoncé les médias publics burkinabè.
« Le Chef de Délégation adjoint, Chef de section politique, presse et informations de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso et la chargée de Programme de la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso » ont été déclarés « persona non grata » et disposent de trois jours pour quitter le territoire, a rapporté mardi soir l’Agence d’Information du Burkina (AIB).
L’information a été reprise par la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB, publique) sans fournir plus de précisions sur les motifs de cette décision des autorités burkinabè.
La décision des autorités burkinabè intervient dans un contexte marqué par une détérioration des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et l’Union européenne depuis l’adoption par le Parlement européen le 18 juin 2026 d’une résolution intitulée : « Persistance de la répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso ».
A la suite de cette résolution, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso avait convoqué le 22 juin 2026, de l’ambassadeur et chef de la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Daniel Aristi Gaztelumendi, pour lui faire part de la désapprobation de son pays.
Ouagadougou avait vivement rejeté cette résolution et précisé qu’elle était « manifestement adossée à des desseins néocoloniaux et inspirée par des réseaux obscurs à la solde de la France, constitue une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un État souverain, en contradiction avec les principes consacrés par la Charte des Nations Unies, notamment ceux relatifs à l’égalité souveraine des États et à la non-ingérence dans leurs affaires internes ».
Par ailleurs, le gouvernement burkinabè avait rappelé que la crise sécuritaire qui affecte aujourd’hui le Burkina Faso et plusieurs pays du Sahel, est la conséquence directe de la déstabilisation de la Libye à la suite de « l’intervention militaire irréfléchie » de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en 2011.
La délégation de l’Union européenne n’a pas encore commenté cette décision des autorités burkinabè.
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