Burkina Faso : La Conférence interafricaine des marchés d’assurances ouvre sa première réunion du Comité des experts de l’année 2026 à Ouagadougou
Ouagadougou accueille, du 1ᵉʳ au 13 juin 2026, la première réunion du comité des experts de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA). Cette session, organisée par l’instance communautaire, réunit les experts des 14 États membres autour des principaux enjeux liés à la régulation, à la supervision et au développement du marché interafricain des assurances.
Chargé de préparer les dossiers qui seront soumis au Conseil des ministres des assurances, le Comité des experts examinera pendant près de deux semaines plusieurs questions stratégiques portant sur la réglementation, la gouvernance, la solidité financière des entreprises d’assurance, la protection des assurés ainsi que la modernisation du secteur.
Les travaux portent notamment sur l’examen des rapports d’activités 2025 du Secrétariat général de la CIMA et de la Commission régionale de contrôle des assurances (CRCA), l’analyse de l’exécution budgétaire de l’exercice 2025 ainsi que plusieurs dossiers administratifs et financiers relatifs à la vie de l’institution.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre burkinabè en charge de l’économie et des finances a souligné l’importance de cette rencontre technique qui précède les décisions du Conseil des ministres de la CIMA. Selon lui, les experts auront à se prononcer sur des sujets majeurs qui touchent à la réglementation du secteur des assurances, à sa gouvernance, mais également à l’inclusion financière et à la digitalisation.
Le ministre en charge des finances a invité les participants à poursuivre les réformes visant entre autres la modernisation du cadre réglementaire et le renforcement de l’inclusion financière
« Ce matin, les experts sont venus de 13 pays membres de la CIMA pour produire un rapport qui va guider et éclairer les décisions qui seront prises pendant le Conseil des ministres. C’est une rencontre très importante parce que les dossiers examinés entrent en droite ligne de l’avancée de la CIMA et il est important que les experts puissent réfléchir pour dégager des pistes importantes et soumettre un rapport au Conseil des ministres qui prendra des décisions pour la bonne marche de l’espace communautaire », a insisté le ministre de l’économie et des finances, Dr Aboubacar Nacanabo.
Le ministre a rappelé que l’assurance ne constitue pas uniquement un mécanisme de couverture des risques, mais représente également un puissant levier de développement économique.
« L’assurance est avant tout un facteur de confiance, un instrument de stabilité et un puissant levier de développement. En sécurisant les initiatives économiques, en protégeant les patrimoines et en mobilisant des ressources au service de l’investissement, elle contribue à créer les conditions indispensables à une croissance durable et à une prospérité partagée », a-t-il affirmé.
Face aux besoins croissants de financement des économies africaines, il a estimé que le secteur assurantiel est appelé à jouer un rôle plus important dans le financement des infrastructures, de la transition numérique et des projets structurants du continent.
Le ministre a également salué la tenue de cette session au Burkina Faso, qu’il a présenté comme une terre de résilience, de fraternité et d’espérance, avant de féliciter les nouveaux responsables de l’institution, notamment le secrétaire général de la CIMA, Éric Rochereau Kouaghu Tchuisseu, et le président du Comité des experts, Issaka Abdoulhamid.
Selon le président du Comité des experts, Issaka Abdoulhamid, le taux de pénétration de l’assurance est en deçà de 1 % dans la quasi-totalité des États membres de la CIMA

Abordant les défis du secteur, il a invité les participants à poursuivre les réformes visant la modernisation du cadre réglementaire, le renforcement de l’inclusion financière, l’amélioration de la gouvernance des sociétés d’assurances et la consolidation de leur solvabilité.
Le président du Comité des experts, Issaka Abdoulhamid, a insisté sur les principaux défis auxquels est confronté le secteur assurantiel dans l’espace CIMA, notamment l’amélioration de la réglementation, le renforcement de la solidité financière des compagnies et la protection accrue des assurés.
Interrogé sur le niveau de pénétration de l’assurance dans les pays membres, il a reconnu que celui-ci demeure encore faible.
« Le taux de pénétration de l’assurance est encore faible dans notre zone. Il est en deçà de 1 % dans certains pays et dans la quasi-totalité des États membres de la CIMA », a-t-il indiqué.
La première réunion du Comité des experts de l’année 2026 a réuni les experts des 14 membres
Selon lui, cette situation s’explique par plusieurs facteurs, notamment les réalités socio-économiques et culturelles des pays membres, la faiblesse du pouvoir d’achat ainsi que le déficit de sensibilisation aux produits d’assurance.
Pour relever ces défis, les experts examineront pendant 13 jours des questions liées à la protection des assurés, à l’adaptation du secteur aux nouveaux risques émergents, notamment les risques climatiques, ainsi qu’à la digitalisation des activités d’assurance. Ils devront également formuler des recommandations destinées à renforcer la résilience et la compétitivité du marché interafricain des assurances.
Lefaso.net
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