Une mosquée fermée « jusqu’à nouvel ordre »
Le régime militaire burkinabé a décidé de fermer « jusqu’à nouvel ordre » la grande mosquée sunnite de Ouagadougou, invoquant des « risques de troubles à l’ordre public ». La décision a été prise par le gouverneur de la région de la capitale après plusieurs jours de tensions autour de l’arrestation de l’imam et prédicateur sunnite Mohamad Ishaq Kindo.
Des manifestations et de nombreuses interpellations
Depuis l’interpellation de l’imam mardi, de nombreux fidèles s’étaient rassemblés autour de la mosquée pour réclamer sa libération. Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants. Selon une source sécuritaire, près d’une centaine de soutiens de l’imam ont été arrêtés puis transférés dans un camp des Compagnies républicaines de sécurité pour y suivre une « formation civique et citoyenne ».
Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des hommes en tenue militaire effectuant des exercices physiques et des prières sous la surveillance de militaires. L’AFP indique ne pas avoir pu authentifier ces images de manière indépendante.
🚨🇧🇫Burkina Faso : la colère monte à Ouagadougou après l’arrestation du Dr Mohammed Ishaq Kindo, président du Conseil des oulémas sunnites du Burkina Faso. Des vidéos de manifestations dans la capitale, circulent depuis plusieurs heures, alors que plusieurs proches affirment que… pic.twitter.com/BKINddkzXH
— LSI AFRICA (@lsiafrica) May 26, 2026
Un imam critique d’un projet de loi
Mohamad Ishaq Kindo avait récemment dénoncé un projet de loi visant à encadrer davantage l’exercice des libertés religieuses au Burkina Faso. Son arrestation intervient dans un contexte de durcissement du régime militaire dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir lors d’un coup d’État en septembre 2022.
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