Cap sur les sports d’été (2/5) : on a testé pour vous l’hydrospeed, cette activité de glisse pour découvrir les rivières autrement

Escalade, VTT, accrobranche… Cet été, la rédaction vous emmène à la découverte des sports de plein air qui font voir les paysages du Limousin autrement. Pour ce deuxième épisode, place à l’hydrospeed, une activité nautique qui consiste à descendre les rivières en utilisant un flotteur comme seul véhicule.

Après avoir découvert l’escalade en plein air à la falaise du Maupuy en Creuse, direction cette fois-ci Beaulieu-sur-Dordogne en Corrèze pour tester l’hydrospeed. L’occasion de se rafraîchir un peu sur ce bras aménagé de la Dordogne pendant un parcours de deux kilomètres dans une eau entre 12 et 13°C.


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Cette semaine on vous fait découvrir les paysages du Limousin différement à travers des sports d’extérieur.
Ernestina Granger et Samuel Chassaigne se sont rendus en Corrèze pour tester l’hydrospeed. L’occasion de se rafraichir un peu dans l’eau de la Dordogne.




©Ernestina Granger – Samuel Chassaigne – Boulesteix Bastien – France Télévisions

De quoi refroidir les ardeurs, si la combinaison intégrale, le gilet de sauvetage et le soleil du jour ne venaient pas contrebalancer la fraîcheur. Julien Deschamps, moniteur à Corrèze Sport Animation, se veut rassurant : « Les deux kilomètres sont bien suffisants.« 

Le concept de l’hydrospeed, c’est de descendre la rivière allongé sur une planche flottante, casque et palmes aux pieds. La partie noire du flotteur est immergée sous l’eau, la partie bleue, dans laquelle on glisse les bras, reste au-dessus.

Le concept de l’hydrospeed, c’est de descendre la rivière allongé sur une planche flottante, casque et palmes aux pieds.

© Samuel Chassaigne – France Télévisions

Question posture, coudes calés sur le flotteur, corps allongé à la surface de l’eau, « et ne pas trop tendre les bras pour ne pas faire décoller l’avant, sinon on fait comme le Titanic« , met en garde Julien Deschamps. Une gestuelle qui demande un léger temps d’adaptation, mais que l’on assimile vite une fois lancé dans le courant.

La température de la Dordogne se situe entre 12 et 13°C.

© Samuel Chassaigne – France Télévisions

Une fois lancé, le verdict tombe vite : ça rafraîchit, on se balade, et la vue est belle. Le courant, parfois calme, parfois un peu plus soutenu, suffit à faire naître quelques sensations sans jamais rendre l’exercice périlleux. « On est un peu comme des canards« , résume avec amusement le moniteur.

Ce bras de la Dordogne n’a pas toujours servi à l’hydrospeed. Aménagé il y a plusieurs années pour la pratique du canoë-kayak, il avait fini par tomber être abandonné, avant que Corrèze Sport Animation ne décide, comme le résume Julien Deschamps, « d’essayer de développer l’activité. On est les seuls à le faire, ça permet d’avoir une première approche de l’hydrospeed et de découvrir la rivière autrement« .

L’hydrospeed permet de découvrir la rivière autrement.

© Samuel Chassaigne – France Télévisions

Direction ensuite la Haute-Vienne au lac de Saint-Pardoux pour une activité aux antipodes des sensations fortes : le longe-côte, ou marche aquatique. Le principe est simple : marcher dans l’eau jusqu’à la taille.

La pratique du longe côte lacustre regroupe 200 pratiquants environ en Haute-Vienne

© Nicolas Chigot Journaliste France 3 Nouvelle-Aquitaine

La résistance de l’eau permet de travailler musculature et équilibre sans le moindre impact sur les articulations, ce qui en fait une activité prisée aussi bien des sportifs que des personnes en rééducation. Le point de rendez-vous se fait sur le parking de la piscine du site de Santrop.

Dernière étape, en Creuse cette fois : la descente de la Maulde, organisée par le Kayak Club d’Eymoutiers. Embarquement en kayak insubmersible depuis la plage de Broussas au Lac de Vassiviere pour environ 1 h 30 de navigation, encadrée par des moniteurs diplômés et accessible dès 14 ans.

Descente en canoë sur la Maulde en Creuse.

© France 3 Nouvelle-Aquitaine

Le début du parcours, sur un courant calme, serpente au milieu des landes de bruyère et des forêts, avant qu’une série de rapides ne prenne le relais jusqu’à l’arrivée sur le lac de Vassivière. De quoi combiner, en une seule sortie, balade contemplative et pointe d’adrénaline.


Retrouvez l’intégralité de notre série « Cap sur les sports d’été » en Limousin :


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