C’est l’histoire d’un grand magasin général qui employait 28 professionnels de leur domaine. Cette entreprise jouait un rôle important dans la communauté qu’elle desservait puisqu’elle était la seule du genre dans la région : le public, les écoles, les hôpitaux et les restaurants faisaient tous affaire au même endroit.
Un jour, un nouveau patron fut nommé à la tête du magasin général. Celui-ci s’était donné pour mission de diminuer les dépenses et de restructurer l’ensemble du personnel afin d’augmenter l’efficacité de l’entreprise.
Plus il prenait ses aises dans son nouveau rôle, plus il donnait à l’endroit ses propres couleurs : il retira les publicités encourageants l’allaitement sur place, cessa de célébrer la semaine de la fierté en magasin et coupa le budget dédié aux activités sociales des membres du personnel.
Spécialiste de la microgestion, il commença à se mettre le nez dans les différents départements du magasin, menaçant les employés réfractaires d’être rétrogradés s’ils ne se pliaient pas à ses demandes.
L’atmosphère au magasin commença alors à se refroidir et la tension montait rapidement entre la direction et son personnel. Se sentant épuisés et incompris, les employés demandèrent à leur patron d’être plus bienveillants à leur égard.
Plusieurs se plaignaient d’une atmosphère de travail toxique et les rumeurs d’une instabilité croissante dans l’entreprise commencèrent à se propager en ville.
Un an plus tard, le patron en question présenta un surplus budgétaire phénoménal à la fin de son année financière et fut applaudi de la communauté des affaires pour sa réussite. Il reçut des éloges et se servit de cette victoire pour vanter ses merveilleuses capacités de gestionnaire.
Personne ne se doutait que derrière ce surplus budgétaire se cachait une hausse de prix des produits offerts en magasin, des heures de pression mises sur le personnel et des employés sur le bord du burn-out.
Les mois qui suivirent, cette mauvaise gestion rattrapa le magasin général et une vague de démissions le frappa de plein fouet.
En une demi-année, plus de 8 employés claquèrent la porte et tournèrent le dos à la profession, certains accusant directement le patron d’être responsable de ce fiasco.
Avec ces départs, le magasin commença à prendre du recul. Le manque de main d’œuvre affecta tous les aspects du commerce, du dépôt des commandes à la gestion des horaires de travail, ce qui créa d’énormes frustrations chez les clients.
Étant la seule entreprise du genre dans la région, ces retards au magasin causèrent des maux de tête dans la ville toute entière : les écoles, les hôpitaux les restaurants et le quotidien de plusieurs familles fût chamboulé.
Vous auriez accepté qu’un tel gestionnaire conserve son emploi, sachant que ses méthodes de gestion et ses mauvaises décisions ont plongé toute votre communauté dans l’ombre?
Étant conscient de ses aptitudes d’intimidateur et de son manque d’ouverture envers les autres?
En sachant qu’il vous a volé en faisant grimper les prix des produits pour ensuite se vanter d’avoir atteint un surplus budgétaire pigé à même vos dépenses personnelles?
C’est pourtant exactement ce qu’on est en train d’accepter de la part de Blaine Higgs à la tête du gouvernement.
Vous n’êtes pas tannés, vous?
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