« C’est une expression de violence vis-à-vis des enfants »: la ministre des sports, Marina Ferrari condamne les méthodes d’un coach de MMA à Villeurbanne
Après la diffusion de vidéos montrant un entraîneur de MMA, frapper de jeunes élèves à Villeurbanne, la ministre des Sports condamne des pratiques « absolument inacceptables ». Le coach n’a plus le droit d’entraîner des mineurs pendant six mois. Une enquête est ouverte.
Les images circulent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux. On y voit un entraîneur de MMA asséner des coups de pied et de poing à des enfants lors d’exercices organisés dans son club de Villeurbanne, près de Lyon.
Sur certaines séquences, les jeunes élèves chutent après les impacts avant de recevoir l’ordre de se relever. La préfecture du Rhône évoque aussi l’usage d’objets comme des pneus ou des bâtons en bois pendant les entraînements.
Face à la polémique, la ministre des Sports, Marina Ferrari, réagit ce mercredi sur France Info. « C’est une expression de violence vis-à-vis des enfants » déclare-t-elle, dénonçant des pratiques qui « ne sont aucunement une forme de méthodes éducatives ou de pratiques sportives« .
Une interdiction prononcée par la préfecture
Dans un arrêté daté du 29 avril, la préfecture du Rhône interdit à Yom Keita Yidikes, âgé de 33 ans, d’encadrer des mineurs pendant six mois.
L’administration estime que « la force des coups de pied et de poings portés » présente des risques pour « la santé et la sécurité » des enfants. Les autorités jugent aussi que ces agissements ne correspondent pas à ce qui est attendu d’un éducateur sportif.
La ministre affirme avoir demandé « dès le 29 avril » la prise d’un arrêté d’urgence. Les faits font aussi l’objet d’un signalement au parquet de Lyon. Une enquête administrative est en cours.
Le coach assume
Interrogé par France 2 la semaine dernière, l’entraîneur, qui n’est pas affilié à la Fédération française de MMA, assume. « Ça paraît violent mais au moment où je pousse le petit, il fait exprès de décoller. Et ça paraît violent, oui, c’est un sport violent. » Et se justifie ainsi. « Aujourd’hui, les enfants de huit ans sont très en avance qu’à notre époque, ils ont les réseaux sociaux. Non, ils ne sont pas surpris, ils sont même très demandeurs de ce moment-là. C’est une partie qui dure trente secondes sur un entraînement de 1H30. » Sur Instagram, il revendique des « entraînements à la dure » et affirme que ses élèves sont « heureux » et « épanouis« .
Au sein du monde sportif, plusieurs voix prennent leurs distances avec ces méthodes. Lionel Brezephin, directeur technique national adjoint chargé du MMA à la Fédération française de boxe, estime qu’elles « ne correspondent pas aux standards de la fédération pour l’apprentissage du MMA à des enfants« .
Une séquence signalée à la justice
L’association Mouv’Enfants, engagée contre les violences faites aux mineurs, dénonce des pratiques « humiliantes« . Elle lance une pétition en ligne pour demander l’ouverture d’une enquête et la suspension du coach.
La haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, condamne aussi une vidéo qui « ne semble rien avoir en commun avec les valeurs du sport« .
Gouvernement de Sébastien Lecornu
À partir du
Depuis mai 2022, Sébastien Lecornu occupait le poste de ministre des Armées. Le mardi 9 septembre 2025, il est nommé Premier ministre par Emmanuel Macron. À peine 24 heures après avoir dévoilé la composition de son gouvernement, il présente sa démission le 7 octobre, plongeant l’exécutif dans une nouvelle phase d’instabilité. Retour à la case départ le 10 octobre, quand il est renommé à Matignon par le chef de l’Etat avec pour objectif de doter le pays d’un budget au 31 décembre. Parmi les 18 membres du gouvernement Lecornu I, douze ministres, dont Gérald Darmanin, Jean-Noël Barrot et Rachida Dati, conservent leur poste. D’anciens ministres ayant servi sous Emmanuel Macron, tels que Laurent Nuñez, Benjamin Haddad et Maud Bregeon, réintègrent l’exécutif. Les six autres postes sont attribués à de nouvelles personnalités.
M. Laurent NUÑEZ, ministre de l’Intérieur ;
Mme Catherine VAUTRIN, ministre des Armées et des Anciens combattants ;
M. Jean Pierre FARRANDOU, ministre du Travail et des Solidarités ;
Mme Monique BARBUT, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature ;
M. Gérald DARMANIN, garde des Sceaux, ministre de la Justice ;
M. Roland LESCURE, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique ;
M. Serge PAPIN, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme et du Pouvoir d’achat ;
Mme Annie GENEVARD, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire ;
M. Édouard GEFFRAY, ministre de l’Éducation nationale ;
M. Jean-Noël BARROT, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ;
Mme Rachida DATI, ministre de la Culture ;
Mme Stéphanie RIST, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées ;
Mme Naïma MOUTCHOU, ministre des Outre-mer ;
Mme Françoise GATEL, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation ;
Mme Amélie de MONTCHALIN, ministre de l’Action et des Comptes publics ;
M. Philippe BAPTISTE, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace ;
Mme Marina FERRARI, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative ;
M. Philippe TABAROT, ministre des Transports ;
M. Vincent JEANBRUN, ministre de la Ville et du Logement.
Photo : Stephane Mahe / POOL / AFP
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