Cette église, symbole de l’histoire du Gros-Morne en Martinique, a été sélectionnée pour le Loto du patrimoine
Son histoire raconte celle de la Martinique. L’église Notre-Dame de la Visitation au Gros-Morne (Martinique) a été sélectionnée comme projet emblématique de la Mission Patrimoine 2026. Elle va pouvoir bénéficier des fonds levés par le Loto du patrimoine afin de mener un important chantier de restauration. Objectif: rouvrir au public cet édifice majeur du patrimoine local.
Une église plusieurs fois détruites
Comme le raconte le site Martinique Tour, l’église Notre-Dame de la Visitation remonte au milieu du XVIIIe siècle. Un premier édifice a été construit de 1753 à 1755, puis remplacé en 1774 par un bâtiment plus grand. Cette église en bois va cependant être balayée par le cyclone de 1813.
Un édifice en pierre a ensuite été construit de 1824 à 1825, mais va partiellement être détruit par le tremblement de terre de 1839. Il ne pourra pleinement être restauré qu’en 1870. Dans ces années, l’église va être agrandie et embellie, avec l’ajout de décorations et d’un déambulatoire. Cet élément est rare dans les bâtiments culturels de l’île, précise le site de la Fondation du patrimoine. Plusieurs restaurations en béton seront finalement menées au XXe siècle.
Rouvrir un élément majeur du patrimoine martiniquais
Aujourd’hui, l’église Notre-Dame de la Visitation incarne l’histoire tumultueuse du Gros-Morne. « Ces pierres, de différents matériaux et époques, reflètent aujourd’hui l’histoire de la ville », estime la Fondation du patrimoine. D’ailleurs, une pierre millésimée de l’autel d’origine datant de 1773 est encore visible. Mais, depuis 2016, l’édifice est fermé au public car la structure ne répond plus aux normes parasismiques et a été fragilisée par le séisme de 2009.
Des travaux d’urgence doivent être menés dès cet été, avant d’organiser une rénovation de grande ampleur sur le long terme. « La réouverture de l’église est très attendue des fidèles. Ce projet (…) permettra de lutter contre la désertification urbaine constatée au Gros-Morne », indique la fondation.
Crédit: Lien source