« Ce qui me plaît c’est le relationnel, valoriser des produits appelés à disparaître, les rencontres avec les vieux des villages. Chacun est un monde à lui tout seul. On sait tout ce qui se passe dans le village, c’est rigolo, c’est touchant, c’est un relationnel sur des années », confie Dominique Simonnet.
Matériel renouvelé
« La distillation, c’est un peu magique car on ne fait jamais le même produit ni la même chose », avoue le bouilleur ambulant qui n’a de cesse d’améliorer le produit pour que le client soit satisfait. « Pour l’essentiel, aujourd’hui le travail est le même que d’antan, mais j’ai complètement renouvelé le matériel qui n’est plus en cuivre mais en inox et cuivre. » Dominique œuvre désormais avec un alambic charentais à vapeur qui travaille plus vite et fonctionne au fioul. Mais quel que soit le matériau utilisé, pour les personnes qui arrivent sur place, ce qui n’a pas changé c’est l’odeur, le parfum. « Le processus de fabrication et la qualité du produit au final sont la même », explique-t-il.
« L’alambic est actif de novembre à juillet-août. En ce moment, le gros du travail ce sont les prunes, les poires, mais ma principale activité est sur le vin », précise Dominique Simonnet.
Un métier qui demande de la rigueur
Lors de sa halte à Essouvert, il était accompagné de son fils Julien à qui il apprend le métier. « Il faut se faire à l’alambic et pas le contraire ». Julien a passé le diplôme de distillateur ambulant. Et d’ici deux ans, Dominique, qui est formateur au niveau national, espère pouvoir lui transmettre son affaire. Il note d’ailleurs un « engouement pour le métier de la part des jeunes. C’est un vrai métier et pas un loisir, qui nécessite beaucoup de rigueur. »
De novembre à juillet, le rythme du bouilleur ambulant est intense. Ainsi après Essouvert, Dominique reprendra la route vers Bords, Beaugeay et Bourcefranc-le-Chapus. En novembre, la tournée débutera à Geay, avant de passer par Saint-Savinien, Le Douhet, Genouillé, Ciré-d’Aunis et Néré.
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