Le Groupe de réflexion sur l’identité acadienne recherche des solutions pour l’Acadie du Nouveau-Brunswick
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En plus d’affirmer que l’identité acadienne est essoufflée et mobilise moins la volonté collective, le porte-parole du Groupe de réflexion sur l’identité acadienne, Joseph-Yvon Thériault, estime que le moment est venu pour l’Acadie du Nouveau-Brunswick d’avoir une discussion franche en tant que société et de définir un projet commun qui répond aux défis actuels.
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D’après les membres du Groupe de réflexion sur l’identité acadienne (nouvelleacadie.net), l’heure est grave pour l’Acadie du Nouveau-Brunswick.
«La proportion de francophones dans cette province ne cesse de diminuer et l’existence même de l’Acadie est souvent occultée sur la place publique et dans différentes communautés. Les gains se font plus rares à Fredericton, où l’usage du français peine à se faire une place au sein même de l’Assemblée législative.»
Le Groupe met en lumière le fait que l’Acadie du Nouveau-Brunswick accueille de plus en plus de nouveaux arrivants et doit trouver une façon d’intégrer ces forces vives. De plus, il affirme que les écoles et les municipalités n’assumeraient pas pleinement leur rôle dans la construction identitaire.
Face à ce constat et dans une tentative de combler ce vide, trois partenaires, la Société de l’Acadie du N.-B., l’Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick (AAAPNB) et le Comité citoyen pour un nouveau nom, ont créé le Groupe de réflexion sur l’identité acadienne.
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Document de réflexion et sondage
Le Groupe a préparé le document «Construire la nouvelle Acadie» qui peut être consulté en ligne (nouvelleacadie.net) en prévision des États généraux de l’Acadie qui auront lieu les 12 et 13 juin, à Edmundston.
De plus, le Groupe de réflexion invite les citoyens, avant le 7 juin, à participer à un sondage en ligne sur les priorités que devrait se donner l’Acadie et organisera des rencontres virtuelles.
Les résultats du sondage seront dévoilés avant le début des États généraux le 12 juin.
«Les États généraux doivent marquer un nouveau départ dans l’évolution de notre peuple et les pistes offertes par le Groupe de réflexion et les discussions qui auront lieu d’ici là serviront à définir un projet commun et ce qu’on veut laisser aux prochaines générations d’Acadiennes et d’Acadiens», poursuit M. Thériault.
Le Groupe de réflexion s’attarde longuement à l’éducation en français étant donné que l’école acadienne joue un rôle clé dans le développement de la fierté acadienne chez les élèves.
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Dans son document, le Groupe de réflexion propose des pistes de solutions dans le domaine de la petite enfance et met en lumière le fait que la culture acadienne doit occuper une plus grande place en salle de classe.
D’après les membres du Groupe de réflexion, il faut aussi utiliser les leviers de pouvoir que contrôlent davantage les Acadiennes et les Acadiens, soit les municipalités. Quant aux artistes, ils auraient un grand rôle à jouer dans ce grand projet de société.
En plus de déclarer que la province doit mettre le mot «Acadie» au cœur de son discours, les membres du Groupe de réflexion ajoutent que le gouvernement provincial doit donner l’exemple lorsqu’il est question d’utiliser le français et de mettre en valeur l’Acadie.
«Il faut aller au-delà d’un bilinguisme de façade. Le français doit occuper la place qui lui revient dans tous les aspects de la vie au Nouveau-Brunswick!»
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