Conflit entre les États-Unis et l’Allemagne, 1er mai en France, attaques au Mali… Les 5 infos politiques de la semaine – Regards protestants
Du 27 avril au 10 août, que ce soit au niveau national ou international, l’actualité politique a été particulièrement riche. Entremêlée sur fond de guerre au Moyen-Orient et de conflits diplomatiques majeurs, les États-Unis poursuivent leur isolationnisme vis-à-vis de l’Europe en même temps qu’ils envoient des milliers de soldats étasuniens dans le détroit d’Ormuz. En France, l’actualité sociale bat son plein dans la dynamique du 1er mai.
La marine étasunienne dans le détroit d’Ormuz
Il n’était pas encore certain de devoir envoyer des troupes au sol en Iran. Dimanche 3 mai, le président Donald Trump a confirmé l’envoi de pas moins de 15 000 soldats déployés dans le détroit d’Ormuz pour escorter les navires des pays qui ne prennent pas part au conflit. Dans un communiqué, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que le « projet Liberté » prévoyait également l’envoi d’une centaine d’aéronefs ainsi que des destroyers lance-missiles. De son côté, l’Iran a menacé d’attaquer l’armée étasunienne si elle s’approchait du détroit, en violation du cessez-le-feu. « Nous mettons en garde toute force armée étrangère, en particulier l’agressive armée américaine : s’ils ont l’intention de s’approcher du détroit d’Ormuz ou d’y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués », affirme le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées Khatam Al-Anbiya, cité par le Parisien.
Allemagne et Oncle Sam
Rien ne va plus entre Berlin et Washington. Samedi 2 mai, Donald Trump a indiqué qu’il poursuivrait le retrait de ses soldats stationnés en Allemagne. 5 000 de ces derniers seront prochainement rapatriés dans les « six à douze mois » a indiqué le Pentagone, rapporte Le Nouvel Obs. Un contingent qui correspond à 15 % des 36 000 soldats stationnés en Allemagne. Une réaction forte de Washington qui n’avait pas apprécié une saillie du chancelier Friedrich Merz. Ce dernier avait indiqué, lundi 27 avril, « les Américains [n’avaient] visiblement aucune stratégie » en Iran et que Téhéran « humiliait » la première puissance mondiale.
Djihadistes et indépendantistes touaregs alliés contre la junte au Mali
Après une série d’attaques menées par les djihadistes et les indépendantistes touaregs samedi 25 avril dans de nombreuses villes au Mali, la junte militaire au pouvoir se retrouve grandement fragilisée, menacée par un blocus de la capitale, Bamako, par les forces ennemies. Au cours de son allocution, le général d’armée Assimi Goïta, également président du pays, a indiqué : « A l’heure où je vous parle, le dispositif est renforcé […]. Les opérations de ratissage, de recherches, d’exploitation du renseignement et de sécurisation se poursuivent ». Il a également appelé la population à un « sursaut national », contre « la division et la fracture ». Le ministre de la Défense Sadio Camara, l’un des principaux responsables du régime, a été tué dans les affrontements, précise Le Monde.
1er mai en France
Vendredi 1er mai se tenait la traditionnelle journée de lutte des travailleurs dans de nombreux pays et notamment en France. D’après la Confédération Générale du Travail (CGT), les différentes manifestations ont rassemblé plus de 300 000 personnes, 158 000 selon la police, indique BFMTV. Ce jour-là, la première secrétaire du syndicat Sophie Binet a adressé une lettre au Premier ministre Sébastien Lecornu où elle lui demande la mise en place d’une hausse du Smic de 5 % et une indexation des salaires sur les prix. De son côté, le locataire de l’hôtel Matignon a contacté un boulanger localisé dans la commune de Bourgoin-Jallieu qui avait, en dépit de la loi, ouvert son commerce. Sébastien Lecornu lui a assuré qu’en cas de sanctions, demandées par les inspecteurs du travail qui l’ont visité, l’artisan n’aurait pas à payer d’amende.
Féminicides : le nombre de meurtres continue de grimper
En dépit d’une volonté politique du gouvernement de lutter contre les violences conjugales et les féminicides, les chiffres continuent de grimper. C’est en tout cas ce que montrent les données recueillies par l’association féministe Noustoutes. En effet, depuis le Grenelle des violences conjugales de 2019, 94 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2023. Elles étaient 107 en 2024. Puis 170 en 2025, selon le décompte du collectif. La faute, selon certains parlementaires et travailleurs sociaux cités par Le Parisien, à un grand manque de budgets, à des dispositifs inefficaces, et à un certain manque de formation des forces de l’ordre.
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