Plus d’un mois et demi après la dissolution de la Commission électorale indépendante, le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a présenté aux partis politiques, lundi 22 juin, l’état des réflexions concernant le nouveau système électoral qui sera proposé prochainement au Parlement, par le gouvernement.
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Avec notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne
Selon Robert Beugré Mambé, Premier ministre de Côte d’Ivoire, la nouvelle architecture électorale a été conçue par un groupe d’experts qui s’est notamment imprégné d’autres expériences de la sous-région ouest africaine.
Elle s’articulera autour de trois piliers distincts à savoir : un organe chargé exclusivement de l’organisation matérielle des élections ; un organe chargé du recensement des votes pour, précise le Premier ministre, « s’assurer de la qualité et de la sincérité des résultats » ; et un autre organe pour superviser et contrôler l’ensemble du processus électoral.
« La confiance doit être de mise à chaque étape du processus », souligne Robert Beugré Mambé devant l’ensemble du gouvernement et une bonne partie de la classe politique ivoirienne. Cette nouvelle architecture électorale sera présentée « très prochainement » à l’Assemblée nationale.
Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, était absent lors de cette rencontre avec le Premier ministre. Quant aux autres formations de l’opposition, elles approuvent les principes de neutralité et de transparence qui ont guidé la réflexion de ce nouveau modèle. Georges Ezaley, membre du bureau politique au PDCI, salue « une belle initiative », avant de nuancer que « ce sont des principes qui ont été énoncés ». « On attend la réalité de ces principes », affirme ce responsable.
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