Cyclisme : sans Dilhan Will, la sélection de Guyane s’envole ce soir pour disputer le Tour cycliste de Martinique, du 3 au 12 juillet
À l’aéroport Félix-Éboué, six maillots aux couleurs de la Guyane ont embarqué ce mercredi pour l’un des tours cyclistes les plus exigeants de la région.
Une sélection pensée pour la montagne
Composer la liste des six partants n’a pas été simple, explique Denays Candau, directeur sportif de la sélection guyanaise. Le meilleur coureur du groupe, Axel Mandor, ne fait pas partie du voyage. « Il a donné des excuses pour ne pas partir », indique-t-il, sans détailler davantage.
Le choix s’est porté sur des coureurs capables de passer les cols martiniquais. « On ne peut pas partir avec des coureurs qui ne passent pas au moins les cols, la montagne », précise le directeur sportif. Il décrit un terrain très sélectif dès les premières étapes, qui provoque souvent des abandons chez les coureurs sous-estimant sa difficulté.
Le sixième coureur retenu est Ketmel Terano, champion de Guyane dans sa catégorie. « C’est un jeune qui est sur la bonne voie, qui promet », selon Denays Candau, qui souligne que le jeune coureur a déjà disputé la course cette année en Martinique et y a obtenu de bons résultats.
Benjamin Bousquet, qui connaît bien le terrain, est désigné comme le coureur de tête de la sélection. « Je pense qu’il pourra faire un top 10 en général, et pourquoi pas essayer de gagner une étape », espère le directeur sportif.
Un parcours exigeant sur neuf jours
Créé en 1935, le Tour cycliste de Martinique se dispute cette année sur un prologue et neuf étapes, du 3 au 12 juillet, pour environ 1 080 kilomètres au total. La course s’ouvre à Fort-de-France par un contre-la-montre individuel, avant une série d’étapes à travers plusieurs communes de l’île.
Aucune étape n’est réellement plate. « Les étapes de montagne, c’est entre 2000 et presque 3000 mètres de dénivelé », souligne Denays Candau. Selon lui, le profil de cette édition serait légèrement plus difficile que les précédentes.
Les coureurs se préparent individuellement, avec leurs propres entraîneurs, précise le directeur sportif. À l’approche de la course, l’accent est mis sur la fraîcheur physique plutôt que sur le volume d’entraînement.
Honorer l’invitation, sans Dilhan Will
La Guyane est traditionnellement invitée chaque année au Tour de Martinique. Cette édition devait initialement s’articuler autour de Dilhan Will, forfait pour raisons de santé. Les ambitions de l’équipe ont donc été revues à la baisse.
« Si les six partants arrivent à terminer le tour, ça sera déjà une victoire », affirme Denays Candau. Un top 10 au classement général ou une victoire d’étape constitueraient, selon lui, une réussite supplémentaire.
Une fois sur place, la priorité de l’encadrement sera de vérifier l’état du matériel de chaque coureur, avant une sortie collective destinée à souder le groupe avant le début de la compétition.
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