Dans un contexte tendu en Guadeloupe, pourquoi la saison de chasse pourrait être écourtée cette année après la crise qui secoue la fédération départementale des chasseurs
En Guadeloupe, l’ouverture de la prochaine saison de chasse pourrait être perturbée. Derrière cette situation se cache une crise profonde au sein de la Fédération départementale des chasseurs, dont les comptes ont été rejetés. Un collectif de 124 chasseurs réclame désormais un audit financier, tandis que la préfecture suit le dossier de près.
La préparation de la prochaine saison de chasse en Guadeloupe se déroule dans un contexte inhabituel.
Une décision attendue avant le lancement de la saison
Les services de l’État examinent actuellement la situation de la Fédération départementale des chasseurs de Guadeloupe (FDCG), dont les difficultés financières soulèvent plusieurs interrogations.
Selon les informations de Guadeloupe La 1ère, un audit est actuellement en cours afin d’analyser la gestion de la fédération avant toute décision concernant la suite de ses activités. Les conclusions de cette enquête pourraient notamment avoir un impact sur l’organisation de la prochaine saison de chasse.
Mais les chasseurs sont là pour l’ouverture, contents d’être au bord de l’eau, comme l’évoque un reportage de Guadeloupe La 1ère : « J’allais dire que c’est une tradition, c’est mieux que ça. C’est un besoin », explique un pêcheur.
Une fédération confrontée à une crise de confiance
La crise s’est installée après le rejet, en assemblée générale, des comptes de l’exercice 2024-2025 ainsi que du budget prévisionnel 2026-2027. Cette situation a conduit une partie des adhérents à demander davantage de transparence sur la gestion financière de la structure.
Toujours selon Guadeloupe La 1ère, un collectif de chasseurs estime qu’un audit est indispensable afin d’éclaircir la situation et de restaurer la confiance entre les adhérents et leur fédération.
En bref : où en est le dossier ?
– Les comptes 2024-2025 et le budget prévisionnel 2026-2027 de la Fédération départementale des chasseurs de Guadeloupe ont été rejetés.
– Un audit financier portant sur les trois derniers exercices est en cours.
– Le président de la fédération, Louis Raphaël Morton, assure auprès de Guadeloupe La 1ère que l’activité se poursuit normalement : « Les salaires et les charges sont payés pendant les aboiements du dehors. » Il précise également que les examens du permis de chasser et la validation des titres continuent, avec plus de 200 permis délivrés cette année.
-De son côté, le préfet Thierry Devimeux indique, selon Guadeloupe La 1ère, qu’il attend les conclusions de l’audit avant de prendre une éventuelle décision concernant la fédération.
Pourquoi cette situation inquiète les chasseurs
Cette procédure intervient dans un climat déjà tendu. Comme nous l’avons rapporté un peu plus tôt, 124 chasseurs réunis au sein du Collectif des chasseurs sentinelles ont récemment saisi le préfet pour demander un audit portant sur les trois derniers exercices de la fédération. Le collectif met notamment en avant le rejet des comptes et du budget, ainsi que des interrogations sur la gestion financière de la structure, estimant qu’une clarification est devenue indispensable.
Une saison sous la menace d’une suspension judiciaire ?
L’avenir de la chasse en Guadeloupe ne dépend pas uniquement des conclusions de l’audit financier. La saison consacrée à la tourterelle, qui doit théoriquement se poursuivre jusqu’au 30 août, pourrait être interrompue bien plus tôt.
Six associations locales et nationales de protection de l’environnement ont en effet saisi le tribunal administratif de la Guadeloupe en référé afin d’obtenir la suspension de l’arrêté préfectoral autorisant la chasse. Elles contestent notamment la possibilité de chasser le pigeon à cou rouge (ramier), une espèce classée en « données insuffisantes » par l’UICN, ainsi que la colombe à croissant en période de reproduction, une pratique qu’elles estiment contraire au Code de l’environnement.
Habituées à obtenir gain de cause sur ce dossier ces dernières années, ces associations espèrent une nouvelle suspension.
L’audience est programmée le 30 juillet, une décision qui pourrait écourter la saison de chasse dès les prochains jours.
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