Pendant près de dix-sept ans, il a poursuivi sa passion dans la plus grande discrétion. L’histoire de Mohamed Lamine Camara alias Lamski, jeune artiste originaire de Kamsar, a de quoi surprendre.
Depuis 2009, le jeune chanteur apprend à composer et enregistre des morceaux sans que sa famille ne soit au courant. Une situation inhabituelle qui n’a pris fin qu’en 2026.
Invité ce jeudi 30 Avril dans l’émission Sigui Sanké, diffusée sur les plateformes de Guinée7.com, Lamski est revenu sur ses débuts dans la musique.
« J’ai commencé la musique en 2009 derrière un de mes grands qui est actuellement en Occident. J’ai longtemps travaillé dans l’ombre et ce n’est qu’en 2022 que j’ai sorti mon premier single », explique-t-il.
Mais le moment le plus surprenant reste la découverte de son talent par sa famille. Selon l’artiste, celle-ci n’a appris son engagement dans la musique que très récemment, lors d’une cérémonie familiale.
« C’est cette année, en 2026, pendant le mariage d’un de mes oncles, que ma famille a compris que je chantais. Quand j’ai commencé à me faire un peu connaître à Kamsar, certaines personnes disaient à ma grand-mère que son petit-fils chantait. Mais elle répondait qu’elle ne m’avait jamais vu chanter, donc elle n’y croyait pas vraiment », raconte-t-il.
Aujourd’hui, la situation a évolué. Sa grand-mère, qui l’a élevé après le décès précoce de sa mère, est devenue l’une de ses conseillers.
« Maintenant, elle m’encourage et me parle même d’un de mes oncles qui était membre du groupe Gongoma de Guinée.», confie-t-il.
Au-delà de l’aspect insolite de cette histoire, le parcours de Lamski relance le débat sur la place que les familles accordent aux passions artistiques de leurs enfants, souvent contraintes de s’exprimer dans l’ombre avant d’être reconnues.
Alh Cheick pour guinee7.com
Articles similaires
Crédit: Lien source