De nombreuses fuites de méthane ont été détectées dans plusieurs sites gaziers du sud de la France, selon une ONG – franceinfo
D’après un rapport des Amis de la Terre, ces émissions provenaient en très grande majorité de fuites dans les installations.
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Une pollution invisible et inodore. De nombreuses émissions de méthane ont été détectées en avril dans plusieurs sites gaziers du sud de la France, selon un rapport publié mercredi 27 mai par l’ONG Les Amis de la Terre. Au total, près des deux tiers des 57 sites gaziers visités par la « Clean Air Task Force » lors de cette inspection présentaient une ou plusieurs sources d’émissions de cette molécule du gaz naturel.
Selon le rapport, ces émissions provenaient en très grande majorité de fuites dans ces installations. Les relargages volontaires de méthane étaient, eux, bien moins nombreux. Un signe encourageant qui confirme l’efficacité de la réglementation européenne à ce sujet, selon Les Amis de la Terre. L’ONG note cependant que les fuites restent bien plus fréquentes en France qu’en Allemagne et que les pratiques de détection et de réparations sont moins exigeantes. De nombreuses émissions constatées pourraient ainsi être évitées.
L’enjeu est de taille. Le méthane (CH4) est le deuxième gaz à effet de serre lié à l’activité humaine après le dioxyde de carbone (CO2). Même s’il fait moins parler de lui, son effet de réchauffement est 28 fois plus important par kilogramme que celui du CO2 sur un horizon de cent ans.
Environ 60% des émissions mondiales de méthane sont imputables à l’activité humaine, l’agriculture en tête, suivie de l’énergie. Or, « il n’y a toujours aucun signe » montrant que les émissions du secteur des énergies fossiles baissent malgré des solutions d’atténuation « bien connues et éprouvées », affirme l’Agence internationale de l’énergie dans un rapport publié en mai.
Au même moment, la France a réuni à Paris des responsables gouvernementaux, des dirigeants d’entreprise et des experts pour relancer la mobilisation contre le méthane avant la COP31, le sommet climatique de l’ONU, organisée en novembre. Elle les a notamment appelés à une mobilisation collective pour accélérer la réduction des émissions et mieux identifier les sources. Un travail d’envergure mondiale qui doit être effectué également dans l’Hexagone.
Depuis le XIXe siècle, la température moyenne de la Terre s’est réchauffée de 1,3°C. Les scientifiques ont établi avec certitude que cette hausse est due aux activités humaines, consommatrices d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Ce réchauffement, inédit par sa rapidité, menace l’avenir de nos sociétés et la biodiversité. Mais des solutions – énergies renouvelables, sobriété, diminution de la consommation de viande – existent. Découvrez nos réponses à vos questions sur la crise climatique.
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