Dans une communication diffusée le lundi 27 avril sur Telegram, l’Africa Corps a fini par reconnaître que ses forces s’étaient retirées de la ville de Kati, en même temps que celles de l’armée malienne. Située à environ 20 kilomètres de la capitale, Bamako, cette cité-garnison abrite le principal camp militaire du pays. Elle est devenue le centre névralgique du pouvoir depuis l’arrivée à la tête du pays de la junte d’Assimi Goïta, en 2021.
L’Africa Corps, rappelle Vedomosti, est “une formation paramilitaire créée par le ministère de la Défense russe pour mener des missions sur le continent africain”. Cette structure “a été établie en 2023 afin de remplacer les sociétés militaires privées opérant sur le continent” – s’il ne le mentionne pas explicitement, le quotidien moscovite fait allusion au Groupe Wagner, une entité militaire qui agissait officieusement au service du Kremlin.
Cette société de mercenaires était engagée auprès du régime militaire malien pour lutter contre le terrorisme et assurer la sécurité du pays, dans un contexte de retrait des forces françaises du Mali. Après la mort d’Evgueni Prigojine, fondateur du Groupe Wagner, en août 2023, l’Africa Corps avait pris le relais de Wagner.
“Un scénario à la syrienne”
Vedomosti s’est fait l’écho des attaques en s’appuyant
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