Des noms originaux

Depuis la réforme de la gouvernance locale, bien des noms d’anciennes municipalités ont changé. Encore aujourd’hui, il m’est difficile de les situer toutes dans la province. Alors, je me suis mis à faire l’exercice afin de mieux les connaître, ce que j’aurais dû faire il y a longtemps, mais mieux vaut tard que jamais.

Une courte recherche m’a permis d’apprendre que Daniel Allain, alors ministre des Gouvernements locaux et de la réforme de la gouvernance locale avait conseillé aux futures municipalités de choisir un nom qui devait et je cite «Respecter l’identité des communautés, leur culture, leur sentiment d’appartenance et leur histoire est fondamental».

Certaines entités municipales ont décidé de garder le nom de la plus importante de leur région, d’autres ont fait l’exercice de trouver un nouveau nom qui les reflète davantage, ce qui a donné lieu à certains débats, parfois costaud, mais cet exercice démocratique a été positif et a abouti à de très beaux résultats.

En voici quelques-uns parmi tant d’autres: Vallée-des-Rivières (Nord-Ouest), Bois-Joli, Baie-des-Hérons/Heron Bay (Restigouche), Belle-Baie (Chaleur), Rivière-du-Nord, Municipalité-des-Hautes-Terres (P.-A), Nouvelle-Arcadie, Beaurivage, Champdoré, Beausoleil (Kent), Cap-Acadie (Sud-Est).

Que de beaux noms évocateurs de chacune d’entre-elles!

Cet exercice m’a poussé plus loin dans cette recherche. Étant un enseignant à la retraite, j’ai fait un court exercice concernant les noms d’école. Pour les Écoles polyvalentes, la mode était de leur donner le nom d’une personnalité s’étant distinguée dans certains domaines comme l’éducation, la politique, l’économie, sur le plan social, religieux, etc. Cela a donné les Écoles Polyvalentes «Louis-J.-Robichaud», «Mathieu-Martin», «Clément-Cormier», «Monseigneur-François-Richard», «W.-A.-Losier», «Marie-Esther», etc.

D’autres ont choisi des noms plus originaux comme «La Ruche, La Source, L’Amitié, Le Tremplin, La Villa des Amis, La Rencontre, Aux quatre vents, L’Odyssée, Le Mascaret» et bien d’autres dans le même genre. Et que dire de «L’école des petits travailleurs» à Barachois! Que de beaux noms qui, malgré mon âge avancé, ne me laissent pas indifférent! Quand le choix d’un nom de lieu se fait de façon démocratique, l’originalité et la créativité ne font pas défaut chez les Acadiens.

Pour terminer, dans le texte d’opinion de Pierre LeBlanc, du 15 avril, dont le titre «Rester fidèle à son passé», j’apprends qu’en 1960, le père Clément Cormier, président de la Société Historique Acadienne, avait dit et je cite: «Pour survivre et progresser, une collectivité doit cultiver l’art de s’adapter aux exigences du présent pour préparer l’avenir, tout en restant fidèle à son passé».

Le nom de notre université «Université de Monckton». Oups… «de Moncton». Nous sommes en 2026, cherchez l’erreur!

Claude Soriano
Dieppe

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