“Désinhibé ?” : Apolline de Malherbe reprend Dominique de Villepin qui persiste et signe

Le ton est grave, presque inquiétant. Sur le plateau de BFMTV ce
mardi 21 avril 2026, Dominique de Villepin n’a pas mâché
ses mots.
Invité pour analyser les tensions
internationales, l’ancien Premier ministre a livré une lecture du
monde qui a immédiatement fait réagir à commencer par
Apolline de Malherbe, visiblement interpellée par ses propos.
Dès le début de son intervention, Dominique de Villepin évoque le
rapport de force entre les grandes puissances, notamment autour des
tensions entre les États-Unis et l’Iran.

Et son constat est sans appel : “quand on défend son
territoire, qui est difficilement battable, et la première
puissance du monde, eh bien elle a calé en Afghanistan, elle a calé
en Irak, eh bien elle cale aujourd’hui en Iran”.
Une analyse
tranchée. Mais c’est la suite de son raisonnement qui fait basculer
l’échange. L’ancien chef du gouvernement évoque un scénario
extrême. “Alors on pourrait aller vers l’écrasement
total,
et on ne peut pas complètement l’exclure, que
l’idée même d’employer, par exemple, l’arme nucléaire n’ait pas
effleuré certains dirigeants américains”. 

Dominique de Villepin choque Apolline de Malherbe

Face à cette déclaration, Apolline de Malherbe recadre
immédiatement le débat et cherche à préciser la pensée de son
invité. “Vous pensez, Dominique de Villepin, que l’idée
d’utiliser l’arme nucléaire
, malgré le fait qu’il l’ait
niée, en réalité a été envisagée et peut-être encore envisagée
?”
, relance-t-elle. Une question directe.

La réponse de Dominique de Villepin ne fait qu’intensifier le
malaise. “Nous sommes dans un monde qui est de plus en plus
désinhibé”
, affirme-t-il. Un terme fort, qui fait réagir
immédiatement la journaliste. Apolline de Malherbe s’arrête sur ce
mot et le pousse dans ses retranchements. “Désinhibé,
c’est-à-dire que vous vous dites que le président américain
peut appuyer sur le bouton nucléaire”,

insiste-t-elle.

La journaiste pousse son invité dans
ses retranchements

Mais Dominique de Villepin ne recule pas. Bien au contraire. Il
assume pleinement son analyse : “c’est-à-dire capable de choses
qui nous paraissent aujourd’hui impossibles à penser”,

explique-t-il. L’ancien ministre des Affaires étrangères va même
plus loin. Il insiste sur la nécessité de repenser les équilibres
géopolitiques, notamment pour l’Europe. “Et nous devons avancer
dans ce monde, dans notre bataille pour la souveraineté européenne,
pour la souveraineté française, avec l’idée que les risques
deviennent aujourd’hui beaucoup plus importants
qu’hier.”

Un avertissement qui sonne comme un appel à la vigilance. En
quelques minutes
d’échange, Apolline de Malherbe et Dominique de Villepin ont
mis en lumière une inquiétude partagée : celle d’un monde où les
lignes rouges pourraient devenir floues.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.