Dissolution de la CEI: » il faut une structure au-dessus de tout soupçon qui n’est inféodée, ni au pouvoir, ni à l’opposition ( Affi Nguessan)
24 heures après la dissolution de la Commission électorale indépendante ( CEI) par le gouvernement ivoirien, Pascal Affi N’guessan, le président du Front populaire ivoirien ( FPI), appelle à la mise en place d’une nouvelle structure » qui est au-dessus de tout soupçon ».
Il s’exprimait au siège de son parti à Abidjan le jeudi 07 mai 2026 au cours d’une conférence de presse autour du thème : » 1990-2026: 30 ans de lutte pour les libertés ».
» Il faut une structure au-dessus de tout soupçon qui n’est inféodée ni au pouvoir, ni à l’opposition, ni à la société civile. Si le gouvernement a pris conscience que cette CEI pose problème, il faut qu’il soit cohérent et conséquent. Que la structure qui sera mise en place, n’ait pas les mêmes tares que la CEI précédente « , a souhaité, Pascal Affi N’guessan, le président du FPI.
Poursuivant, M. Affi a appelé également à l’ouverture »rapide » de discussions pour la mise en place d’un nouveau cadre juridique des élections en Côte d’Ivoire.
» Il ne faut pas que le gouvernement nous impose un nouveau cadre juridique contre notre volonté », a-t-il souhaité.
Dans un autre registre, le président du FPI qui dit croire à l’union de la gauche ivoirienne, s’est toutefois offusqué de la sortie de Nady Gbagbo, l’épouse de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, qui a affirmé récemment que celui-ci ‘ est le seul qui incarne la gauche en Côte d’Ivoire ».
» J’ai été surpris de cette sortie de Mme Nady Gbagbo parce que de mon point de vue, le tigre ne crie pas sa tigritude. Il ne faut pas distraire les gens. Ce n’est pas ça qui va faire avancer la Côte d’Ivoire », a soutenu l’ancien Premier ministre ivoirien.
Selon lui, M. Gbagbo est victime d’une triple injustice.
» Il ( Gbagbo ) a été chassé du pouvoir. Il a été emprisonné pendant 10 ans et il a été privé de ses droits civiques. Si Mme Nady veut être utile, ce sont ces questions qu’elle doit poser », a estimé M. Affi.
Auparavant, le président du FPI a exhorté la classe politique à un sursaut national dressant un tableau sombre de la démocratie en Côte d’Ivoire.
» La Côte d’Ivoire est divisée… Les Ivoiriens peinent à se nourrir. La Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins. Le président Alassane Ouattara et le RHDP n’ont pas le choix. Ils doivent accepter de lâcher prise et d’emprunter la voie du sursaut national », a-t-il soutenu.
De son avis, » tout est verrouillé pour qu’il n’y ait pas d’alternance » en Côte d’Ivoire.
» La succession dynastique, ne nous voilons pas la face, on la voit venir. On va se battre contre ça », a fait savoir le président du FPI.
Réagissant, dans la foulée, à l’adoption par l’exécutif ivoirien, d’un Fonds souverain stratégique pour le développement de la Côte d’Ivoire, M. Affi a affirmé que : » nous sommes les propriétaires de ce concept ».
» le Fonds souverain sera l’arme pour l’industrialisation de la Côte d’Ivoire. Ce sera l’arme pour l’ivoirisation du capital », a conclu le président du FPI.
L.Barro
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