Dominique de Villepin a reçu des statuettes d’une valeur de 125 000 euros quand il était ministre, selon « Complément d’enquête »

Robert Bourgi, figure de la Françafrique, y affirme avoir fait parvenir à Dominique de Villepin deux statuettes de Napoléon, l’une offerte en 2002 par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, l’autre par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci. Elles ont été achetées pour respectivement 75 000 euros et 50 000 euros par ces deux hommes, selon des factures publiées par l’émission de France 2, qui sera diffusée jeudi.

Dominique de Villepin y affirme qu’il s’agit de cadeaux payés par Robert Bourgi. Il assure cependant qu’il n’aurait « jamais » accepté ces objets s’il avait connu « leur provenance » et se dit prêt à les rendre. Son entourage a dénoncé un « écran de fumée » propagé par un « fidèle relais de Nicolas Sarkozy » connu pour « ses récits changeants et ses coups tordus », l’ancien président étant un éternel rival de Dominique de Villepin. « Personne n’est dupe des manœuvres d’un clan au bord de l’effondrement judiciaire et politique », a ajouté cette source, soulignant que cette prise de parole survient en plein procès en appel sur les accusations de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

« L’empêcher d’aller à l’Élysée »

Robert Bourgi assure dans « Complément d’enquête » que l’ancien président n’a rien à voir avec ces nouvelles révélations. Il affirme néanmoins en vouloir à Dominique de Villepin en raison de propos tenus au moment de l’incarcération de Nicolas Sarkozy l’an dernier et vouloir tout faire pour « l’empêcher d’aller à l’Élysée ». Dominique de Villepin, ancien Premier ministre chiraquien, n’est pas encore officiellement candidat pour l’élection de l’an prochain mais ne cache pas ses ambitions.

Le nom de Robert Bourgi est associé à l’affaire des costumes de luxe qui avait contribué à couler la campagne présidentielle de François Fillon en 2017. Ce dernier lui avait offert pour 13 000 euros de costumes, éveillant des soupçons de trafic d’influence qui ont finalement débouché sur un non-lieu.

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