Dominique Dufour, préfet de Saône-et-loire : «Je n’exclue pas de rendre obligatoire le port du casque sur les trottinettes»

Dans une longue interview, le Préfet de Saône-et-Loire, Dominique Dufour se prononce sur de multiples sujets : Réindustrialisation… Action et soutien de l’Etat… Projets cathédrale… Arrêts TGV… Chômage… Emploi des femmes dans l’industrie… Canicule… Mais aussi sécurité routière… Dominique Dufour n’élude aucun sujet.

La Saône-et-Loire est un peu l’épicentre d’une réindustrialisation décarbonée de la France. Quelle est l’action de l’Etat pour des projets comme Forge+ au Creusot, ou Jimmy sur la Zone Coriolis ?

DOMINIQUE DUFOUR : «Oui on a un nombre très important de projets de développement industriel dans le département.
Ca participe d’abord à la stratégie de souveraineté énergétique de la France.
Il y a donc une dimension nationale qui est extrêmement importante ; et tout ça dans des calendriers qui sont extrêmement contraints et serrés… Donc oui on est obligé de travailler ensemble.
On est sorti de la logique où des entreprises qui ont des projets de développement, montent leurs projets, ensuite viennent auprès de l’État, soit pour avoir une information sur les procédures, sur les procédés ; soit pour avoir des subventions… Et puis l’État regarde ça un peu comme un censeur, c’est fini tout ça !
Aujourd’hui on n’a pas d’autre choix que de travailler ensemble et c’est un peu notre logique. Donc le rôle de l’État intervient à divers titres. D’abord en soutien et en accompagnement des procédés de développement. 

On fonctionne en mode projet donc au sein du comité de pilotage pour chaque projet de développement qui se réunit, tous les trimestres sous ma présidence avec les services de l’état les équipes de les équipes projets des entreprises et on examine les collectivités?
C’est important et on examine ensemble la bonne route, pour la mise en oeuvre du projet.
Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, un projet industriel pour une entreprise, ça ne se limite plus aujourd’hui uniquement à «je monte mon usine, je fabrique ma machine et puis je lance ma fabrication»… 
Aujourd’hui il y a des procédures environnementales, urbanistiques, patrimoniales qui sont extrêmement importantes, qui peuvent obéir à un projet».

Comment travaillez vous alors ?

«Sur tous ces sujets là, il faut qu’on travaille ensemble. L’entreprise avance, on lui explique que par exemple si elle doit se développer sur un réglementation qui fait qu’elle va compenser l’impact environnemental, donc on l’aide à le faire.
S’il faut trouver un autre terrain pour pouvoir investir sur la biodiversité, la collectivité qui est autour de la table, que ce soit par exemple la CUCM ou la ville, elle dit moi je vais l’aider à chercher et c’est comme ça qu’on avance. 
Et systématiquement dès qu’il y a un problème qui se présente, il est soumis au collectif et on cherche la solution ensemble pour s’assurer que le calendrier est respecté.

Donc l’État intervient d’abord à ce titre-là, qui est vraiment pas neutre, parce que, comme vous savez, un projet qui dérape sur le timing, c’est de l’argent perdu.

Quel est le poids financier de l’Etat ?

«Pour le financement, une partie des projets industriels ici en Saône-et-Loire a été financée fortement par l’État. On a investi quasiment près de 200 millions d’euros de subventions au titre de France 2030 dans le département. Il y a quelques entreprises que vous connaissez qui en ont bénéficié, la dernière en date, Jimmy, qui a pu faire sa levée de fonds avec autour de la table l’État.
Cela montre bien que quand il faut être présent, on est là». 

Combien de procédures sont accélérées en Saône-et-Loire, comme peut l’être Forge+ ?

«Le chef de l’État a identifié un certain nombre de projets qu’il appelle des projets cathédrales».

11 des 15 projets cathédrale de la Région sont en Saône-et-Loire

Pourquoi Cathédrales ? 

«Parce qu’on impose à cette conduite de projet la même rigueur et le même process qu’on a mis en œuvre pour les travaux de Notre-Dame. Et ça veut dire dérogation, adaptation, suivi.
Dans la région de Bourgogne-Franche-Comté, il y en a 15. Et sur les 15, il y en a 11 dans le département de Saône-et-Loire. Donc c’est dire la responsabilité qui pèse sur notre département.
Et donc, pour répondre très clairement à votre question, lorsqu’il faut déroger, lorsqu’il faut trouver des solutions qui n’existent pas dans le droit, et bien à ce moment-là, on y réfléchit, On propose des évolutions réglementaires.
France Simplification nous aide beaucoup. Par exemple, il y a un sujet auquel on ne pense pas forcément, mais tous ces projets de développement industriel nécessitent un besoin d’alimentation en électricité qui est extrêmement important, au moment où on peut arriver dans certaines zones du département en limite de capacité.
C’est maintenant qu’il faut réfléchir à tout ça et travailler avec RTE pour pouvoir faire en sorte qu’on soit au rendez-vous. Ca c’est une raison concrète de choses que l’Etat peut aider à faire
Parmi les 11 projets en Saône-et-Loire, il y a Jimmy, Forge+ … Vous avez Arabel, Safran, Schneider… Donc l’État est là ! Je préside personnellement ces réunions et c’est apprécier les entreprises.
Je me mets à leur place. Une entreprise, ce n’est pas son métier non plus de faire avec la réalimentation. Même des grosses entreprises. 
C’est le collectif qui avance. Et du coup on est là dans la recherche de solutions. Et je pense que les chefs d’entreprise apprécient ça. On ne vient pas seulement leur dire, ça ce n’est pas possible.
On leur dit, écoutez, la réglementation complique la chose, on va trouver la solution ensemble».

Vous avez visité Alstom qui travaille pour le ferroviaire et les mobilités. Comment faire pour que les gares TGV de Saône-et-Loire, Creusot TGV et Mâcon Loché, ne soient pas délaissées ?Est-ce qu’il n’y a pas un risque de voir ce département délaissé alors qu’il est traversé par la ligne TGV Paris-Sud-Est ?

«Délaissé, je ne pense pas. Alors il y a une réalité. D’abord, il faut vraiment bien parler du sujet. Il n’y a pas une diminution du nombre d’arrêts en Saône-et-Loire, des trains actuellement.
La réalité c’est que même si le nombre d’arrêts n’a pas diminué, le trafic en bout de ligne augmente, ce qui fait qu’il y a plus de passagers à Lyon ou Marseille ou Annecy qui prennent des billets vers Paris et inversement, ce qui fait que le nombre de places réservées aux arrêts intermédiaires en proportion diminue !
Ce qui fait qu’il y a une tension sur ces places et c’est un vrai sujet. L’ouverture à la concurrence va probablement aider.
Je pense qu’il y a un travail à faire par les élus pour attirer l’attention des opérateurs sur ce potentiel de notre département, parce qu’il est réel».

C’est-à-dire ?

«Tout le développement industriel, entre Mâcon, Chalon et la Communauté Urbaine Le Creusot – Montceau, ça va se traduire par la création d’entre 22.000 et 23000 emplois sur les prochaines années.
Même si ce n’est pas uniquement des gens qui travailleront en Seine-et-Loire, le développement des entreprises, et on parle d’entreprises qui sont tournées vers l’international, va faire qu’il y aura des flux beaucoup plus importants.
Donc la demande va évoluer, il faut que les opérateurs en prennent conscience».

«La SNCF a ses contraintes et ses logiques»

L’Etat peut-il contraindre ?

«Non, on est dans un marché du transport. La SNCF a ses contraintes et ses logiques économiques. Il y a probablement une sensibilisation à faire».

Les indicateurs sont à l’orange pour les PME ? 

«Non, on ne peut pas dire ça. En toute objectivité, les indicateurs ne signalent pas de situation plus dramatique que d’habitude. On a classiquement un taux de défaillance d’entreprise qui est revenu à la normale post-Covid et qui n’évolue pas trop.
Globalement, entre 2022 et aujourd’hui, le nombre de défaillances d’entreprises par an reste à peu près identique. S’agissant des entreprises du BTP, on sent maintenant un frémissement vers l’amélioration de la conjoncture. On a le nombre de permis de construire qui repart à la hausse. Il faut s’assurer que ça se traduise bien par des constructions, des actes de construction, mais globalement tout ça est plutôt bien orienté».

La crise est derrière eux, c’est ce que vous voulez dire ?

«Moi je veux dire que la commande, qu’elle soit privée ou publique, est au rendez-vous. Et on s’assure qu’elle soit durable. Rien qu’au niveau de la commande publique, on injecte nous au niveau de l’État plus de 20 millions d’euros dans les investissements des collectivités locales, ça fait effet levier. Si on estime le taux de subvention de l’État à peu près 25%, ça veut dire que globalement près de 100 millions d’euros d’investissement sont réalisés sur le territoire. Et tout ça, là je vous parle uniquement de 2026.
Pour le privé, il y a un sujet de logement qui est bien appréhendé maintenant par tous les opérateurs, toutes les collectivités, on voit que c’est lié au développement économique.
Pour qu’on puisse répondre aux besoins d’emploi des entreprises, il faut agir sur tous les leviers. Bien sûr former les demandeurs d’emploi, mais pas seulement. Il faut s’assurer qu’en termes de mobilité, en termes de logement, en termes de garde d’enfants, on puisse avoir une offre qui permette à la demande d’emploi de retrouver l’offre d’emploi».

Chômage : La Saône-et-Loire mieux que la moyenne

Au niveau du chômage, comment la Saône-et-Loire se situe-t-elle ? 

«Concernant le chômage, il faut toujours se comparer.
Globalement, on est à 7,9 % de chômage en France. On est à 7,1 % en Bourgogne-Franche-Comté et on tangente les 7% en Saône-et-Loire. C’est-à-dire qu’on est dans une situation meilleure que dans la région et meilleure qu’en France.
Après, les situations sont disparates. Par exemple, dans la zone du Creusot-Monceau, on est à plus de 8% de chômage. Ça veut dire qu’il y a un vrai effort à faire là aussi.

On explique comment ce taux ?

«Je pense que c’est lié probablement à une problématique de formation, peut-être une méconnaissance de l’offre et des dispositifs de formation qui existent par les demandeurs d’emploi. Parce qu’à côté de ça je constate qu’il y a des opérateurs qui sont très dynamiques et qui font le job.
Ce travail est très présent. Les missions locales, les associations, l’insertion par les communes, l’activité, il y a du travail de fait. Sans doute que la zone du Creusot-Montceau qui a bénéficié, qui a subi la dépréciation industrielle des 40 dernières années a perdu de la force vive.
Les gens, à tort, ont considéré que s’ils voulaient accéder à des emplois à forte valeur ajoutée, se former, il fallait partir dans d’autres villes universitaires ou même dans d’autres villes du département. Et je pense qu’il faut casser ça. D’abord parce qu’il y a maintenant de plus en plus de formations adaptées aux besoins des industriels, y compris ici. Vous voyez, ce que fait l’UMM par exemple avec leur école de production, ça répond à ce besoin».

Alstom forme, Framatome forme également… 

«Il faut être volontariste, il faut sans doute, et ça c’est notre responsabilité, faire en sorte qu’il y ait de la cohérence dans toutes les initiatives privées
Je sais très bien que chaque entreprise crée son école. Mais si on veut faire en sorte que le collectif en profite, il faut qu’il n’y ait pas 36 écoles de soudage, de soudure ou de maintenance. L’idéal c’est qu’on puisse avoir plusieurs filières de formation qui s’emboîtent bien les unes dans les autres, même quand elles sont portées par les entreprises.
Dans cet ensemble, on voit un petit peu partout qu’il n’y a pas assez de femmes».

Est-ce que ce n’est pas l’éternel refrain ? Est-ce qu’on peut agir ? 

«Bien sûr. Est-ce que ça passe par de l’information dès le collège ? Oui. Est-ce que ce n’est pas trop tard quand c’est au lycée ? Clairement, il faut commencer dès le plus jeune âge. Il ne faut commencer seulement auprès des jeunes. 
Il y a beaucoup d’initiatives et ça fonctionne, et d’ailleurs ça marche parce que maintenant vous avez des taux de féminisation au sein des entreprises industrielles qui augmentent.
J’étais récemment dans une entreprise qui est dans la Bresse et qui a atteint un taux de 30% de femmes. Et il n’y a pas de secret, il faut aller les chercher, il faut communiquer sur les process, expliquer que l’industrie d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle d’il y a un siècle, merci, et montrer qu’il n’y a pas de métier genré. Et ça, il faut le faire auprès des jeunes et auprès des parents comme des enseignants. Parce que c’est eux les prescripteurs.
À un moment donné, les parents doivent aussi comprendre que la filière classique, administrative, j’allais dire, n’est pas forcément la seule qui mène à emploi.
Mais on a un travail à faire, je pense, qui va s’inscrire dans la durée. Les résultats qu’on constate maintenant, moi, me rendent optimiste»

Intégrer le réchauffement climatique dans les politiques

Pendant toute la période de la canicule comment avez-vous travaillé ?

«On a fait des réunions de crise par téléphone et visio, avec les maires, avec l’ARS, avec les directeurs d’hôpitaux, avec tous les acteurs, chaque jour.
Tous les jours, on faisait le point sur la situation, on prenait les décisions,
Ce qui a permis là aussi de faire en sorte qu’on protège les gens tout en faisant continuer l’économie locale. Et donc, par observation, je n’ai pas spécialement de conseils à donner aux maires.
Les maires, ils savent, ils connaissent le sujet. Ils savent qu’il y a deux moyens d’agir. Il y a l’action dans l’urgence, c’est ce qui a été fait, on adapte les horaires des services, on met en place des distributions d’eau éventuelles, on fait des appels aux personnes âgées.
Certains maires ont même ouvert, agrandi les horaires d’ouverture de leurs piscines, parfois même avec la gratuité. 
Tout a été fait convenablement, je pense».

Que recommandez-vous aux élus ?

«Sur le long terme, il faut intégrer dans sa politique d’investissement la lutte contre le réchauffement climatique. Et ça, c’est un travail de longue haleine, mais qui est absolument important. Et c’est là qu’on s’aperçoit que, au final, toutes les dispositions du gouvernement dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique sont pertinentes. Le plan pour faire replanter les arbres, le zéro artificialisation net, les constructions bioclimatiques, y compris même ma prime rénov’ qui permet à des particuliers de modifier leur logement pour le rendre plus éco-responsable. Et donc voilà, c’est sur le long terme je pense qu’on peut agir vraiment efficacement et durablement».

10 mois de suspension… C’est automatique

En matière de sécurité routière, quel est le bilan du 1er semestre ? Que demandez-vous aux forces de l’ordre. Comptez vous durcir les sanctions comme les Préfets en ont le pouvoir ?

«On a un trafic important en Saône-et-Loire. Le nombre d’accidents est stable, mais le nombre de décès, comme le nombre de blessés sont en hausse. L’alcool, les stupéfiants et la vitesse sont trop souvent parmi les causes. Face à cela, je suis pour la tolérance zéro.
L’alcool, les stupéfiants sont désormais des délits, avec 10 mois de suspension automatique du permis de conduire.
Concernant l’usage du téléphone au volant, je pense que la question d’augmenter les sanctions va se poser. . Je sais bien que la suspension du permis de conduire est douloureuse pour les gens qui travaillent. Mais il faut agir !
Les Maires du Creusot et de Torcy ont signé des arrêtés rendant obligatoire le port du casque sur les trottinettes. Que prônez-vous ?
«C’est une bonne chose et j’invite les autres Maires à le faire. Je n’exclue pas de généraliser l’obligation de porter le casque à tout le département».

Comment lutter contre les rodéos urbains qui augmentent en été ?

«On soutiendra toutes les initiatives visant à développer la vidéo protection, qui permet d’agir comme c’est le cas à Mâcon ou à Chalon sur Saône. Il faut répondre avec des amendes, mais il faut aussi des réponses pénales».

«Il y a une énergie qu’on ressent dans tous les pans de l’économie, de la culture»

Cela fera bientôt un an que vous êtes en Saône-et-Loire. Quels sont pour vous ses trois principaux atouts. Mais aussi ses faiblesses ?

«D’abord, c’est un département qui est au centre de tout. Il est traversé par de multiples moyens de transport.
Il y a 40% du trafic européen qui passe par le département et quasiment la moitié des habitants de ce département se trouve à 10km au moins d’une route à 4 voies à grande circulation, soit autoroute ou autre. Donc c’est une chance.
Deuxième atout, c’est l’histoire industrielle qui est revendiquée, assumée et qui lui permet tous les possibles.
Ça se voit d’ailleurs, on disait tout à l’heure, onze projets cathédrales sur quinze dans la région, des projets industriels qui finalement se mettent en place plutôt à bon rythme. Ici, les gens comprennent que c’est une partie de leur ADN, donc ça c’est très positif. 
Et puis ensuite, il y a un cadre de vie qui est porté par une ruralité préservée, un patrimoine historique exceptionnel, une agriculture labellisée dans tous les domaines, viticulture, viande bovine, élevage de volaille, y compris même dans les autres secteurs qu’on cite beaucoup moins. Tout ça, ça porte un territoire. Donc c’est vraiment une grande chance dont il faut profiter.
Et aujourd’hui, il y a une énergie qu’on ressent dans tous les pans de l’économie, de la culture de ce département, qui sont très positifs. Après, puisqu’on parle des enjeux, il y a des faiblesses, j’allais dire des points de fragilité sur lesquels il faut agir. Pourtant, le fait qu’on est dans une phase de redémarrage et que, donc, pour que ce développement économique puisse se faire au profit de tous».

Quelles sont les faiblesses de la Saône-et-Loire, selon vous ?

«Il y a sans doute un effort particulier à faire sur le sujet de l’adaptation des logements. Là où on a besoin de créer des logements adaptés aux besoins des futurs salariés du département.
On sent que ça frémit et que ça repart, il faut qu’on puisse l’entretenir. Ce d’autant plus que c’est un deuxième point de faiblesse, on est sur une baisse tendancielle de la population… 
C’est le cas de toute la France, mais c’est particulièrement le cas du département. On n’arrivera jamais à inverser la tendance, le fait que c’est comme ça, les générations d’aujourd’hui font moins d’enfants et on vit de plus en plus vieux.
L’enjeu consiste à faire en sorte qu’on puisse offrir la possibilité à ceux qui veulent s’installer durablement de le faire et que toutes ces personnes qui vivent sur le territoire trouvent une activité pour être indépendantes, pour être libres et puis pour faire fonctionner l’économie locale.
Et puis le troisième point de fragilité qui en fait est issu de sa force, c’est que précisément c’est un territoire traversant. A partir du moment où vous êtes aussi traversé par tous ces flux, il faut capter les gens, il faut qu’ils s’arrêtent.
Et là on a un effort d’attractivité qui a déjà bien été engagé et qu’il faut maintenant encore parfaire. En tout cas, pour moi, tout ça, j’allais dire, c’est du très positif».

C’est exaltant d’être dans ce département ?

«Oui, c’est exaltant, passionnant, parce que, je vous le disais, il y a plein de sujets qui relèvent du développement, et donc c’est quand même intéressant de travailler sur le développement plutôt que sur le curatif.
Avec en plus des interlocuteurs qui sont dynamiques et responsables dans tous les domaines. Moi, je rencontre des élus, je rencontre des agriculteurs, je rencontre des chefs d’entreprise qui regardent en face leurs difficultés… Parce qu’ils en ont, mais qui en même temps vont de l’avant, et par le projet, par le développement. Ça, c’est super».

Recueilli par Alain BOLLERY

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