Dominique Lanzmann : « Qu’une artère de Paris porte le nom de mon mari, Claude Lanzmann, aurait tout son sens »
ENTRETIEN – Sur la foi d’accusations relayées par des élus Écologistes, la précédente municipalité a abandonné le projet d’une allée dédiée au réalisateur de Shoah. Son épouse défend sa mémoire.
Il a pleuré en Pologne, voyagé en Corée du Nord, espéré en Israël. Ni journaliste, ni cinéaste, ni écrivain, mais peut-être les trois à la fois, l’éruptif Claude Lanzmann (1925-2018) est passé à la postérité pour avoir inscrit sur la pellicule un événement auquel il a contribué à donner son nom le plus définitif : Shoah. Un documentaire de neuf heures et demie sorti en 1985. Le centenaire de la naissance de Lanzmann a donné lieu à des commémorations, mais aussi à une polémique au Conseil de Paris, l’an dernier. Les Écologistes ont fait pression pour décourager la mairie de lui consacrer une artère du 15e arrondissement, en raison de supposées violences sexuelles. Après Élisabeth Badinter ou Serge Klarsfeld dans une tribune publiée en janvier, Dominique Lanzmann, sa veuve, défend sa mémoire.
LE FIGARO. – Comment expliquez-vous qu’Anne Hidalgo, qui soutenait la création d’une allée Claude-Lanzmann, ait retiré son vœu ?
DOMINIQUE LANZMANN. – Certains estiment qu’elle aurait dû défendre…
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