Ebola : avec 160 morts recensés, l’épidémie se propage au Congo, des cas désormais signalés à l’est du pays alors que le risque régional reste élevé selon l’OMS

Le virus Ebola poursuit sa progression dans l’est de la RDC avec des cas désormais signalés au Sud-Kivu. Face à une souche sans vaccin homologué et à des infrastructures fragiles, l’OMS alerte sur un risque élevé à l’échelle régionale.

La 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, dans un pays déjà frappé à de multiples reprises depuis 1976, s’est étendue le 21 mai 2026 à la province du Sud-Kivu, après un premier cas signalé à Goma, dans le Nord-Kivu, selon les autorités sanitaires congolaises. Au moins un cas confirmé et un cas suspect y sont désormais suivis, marquant une nouvelle étape dans la progression de la flambée hors de son épicentre en Ituri, indique l’AFP.

D’après les données publiées par l’Institut national de santé publique (INSP), l’épidémie totalise à la mi‑mai 64 cas confirmés et 6 décès, pour un bilan élargi de 671 cas probables et 160 morts, des chiffres encore en cours de consolidation dans les bulletins de surveillance. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime le risque « élevé au niveau national et régional », en raison des mouvements de population et des fragilités des systèmes de santé voisins.

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Une réponse fragilisée en Ituri

Cette progression survient alors que la riposte reste entravée dans l’Ituri, foyer principal de l’épidémie, une région marquée par la présence de groupes armés, des routes peu sûres et des infrastructures sanitaires limitées. Près d’un million de déplacés internes vivent dans des camps surpeuplés ou des sites informels où l’accès à l’eau, à l’hygiène et aux soins de base demeure très restreint, ce qui accroît le risque de transmission.

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L’absence d’équipements et de personnel dans certains centres de santé et camps suscite la crainte d’une propagation rapide du virus, notamment autour de Bunia, où des tensions ont éclaté après la mort d’un patient, certains habitants accusant les structures de soins et exprimant une forte défiance envers la prise en charge.

Une souche Bundibugyo sans vaccin homologué

La souche actuellement en circulation, identifiée comme Bundibugyo ebolavirus, appartient à l’une des espèces d’Ebola capables de provoquer des flambées majeures, mais aucun vaccin n’est pour l’instant homologué pour ce variant, contrairement à Ebola Zaïre pour lequel des vaccins sont disponibles.

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La stratégie de lutte repose donc sur la détection rapide des cas, leur isolement, le traçage des contacts, la prévention des infections dans les structures sanitaires et des enterrements sûrs, complétés par une mobilisation communautaire pour limiter les chaînes de transmission.

Ebola provoque une fièvre hémorragique grave, souvent mortelle, avec un taux de létalité pouvant atteindre environ 50 % selon les contextes, et se transmet par contact direct avec le sang ou les fluides corporels de personnes infectées ou décédées, ainsi qu’avec des surfaces ou objets contaminés.

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