Le gouvernement congolais a appelé au calme mercredi après le signalement d’un décès suspect à bord d’une embarcation en provenance de Kisangani. Pour prévenir tout risque de propagation du virus Ebola vers Kinshasa, un laboratoire mobile a été déployé sur le fleuve Congo afin de soumettre l’ensemble des passagers à un dépistage, tandis qu’un important dispositif sanitaire et sécuritaire a été mis en place.
Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des médias mercredi 5 août lors du briefing presse sur le plan stratégique triennal de l’IGF @Photo Droits tiers.
Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a indiqué que le bateau, immobilisé à environ 65 kilomètres de Kinshasa, fait l’objet d’une surveillance renforcée. Il a tenu à couper court aux informations relayées sur les réseaux sociaux, assurant qu’aucun autre décès n’a été enregistré à bord de l’embarcation.
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Selon les autorités, la personne concernée est décédée à Pimu, dans la province de la Mongala, alors que le bateau poursuivait son trajet depuis Kisangani. Des analyses sont en cours pour déterminer si ce décès est effectivement lié à la maladie à virus Ebola ou à une autre pathologie.
Face à cette alerte, les équipes du ministère de la Santé ont immédiatement activé les mesures prévues dans le dispositif de riposte. Un laboratoire mobile a été installé pour effectuer les prélèvements et les analyses, tandis qu’un périmètre de sécurité a été établi autour de l’embarcation afin d’éviter tout contact avec l’extérieur jusqu’à la fin des investigations.
Le bateau, transportant près de 200 passagers, est arrivé dans la matinée au port de Maluku sous escorte de la force navale. À son accostage, les voyageurs ont été pris en charge par les équipes sanitaires. Des tentes ont été installées pour assurer leur accueil, leur enregistrement et leur contrôle médical. Les personnes présentant des symptômes suspects seront isolées conformément aux procédures en vigueur. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) participe également aux opérations.
Dans un message publié sur le réseau social X, l’agence onusienne a indiqué avoir renforcé ses capacités de préparation au port de Maluku afin d’appuyer le ministère de la Santé dans une éventuelle riposte contre le virus Ebola de souche Bundibugyo. Parallèlement, les équipes de riposte poursuivent le traçage des personnes ayant été en contact avec le défunt, une étape jugée essentielle pour prévenir toute chaîne de transmission.
Muyaya a enfin assuré que la situation est suivie au plus haut niveau de l’État. Le dossier fait l’objet d’un suivi rapproché du président de la République, tandis que l’ensemble des ministères et services concernés restent mobilisés. Ces mesures ont été arrêtées à l’issue d’une réunion présidée par le chef de l’État avec le ministre de la Santé, Roger Kamba, ainsi que le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, et le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya.
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En attendant les résultats des analyses, les autorités invitent la population à ne pas céder aux rumeurs et à s’en tenir exclusivement aux informations communiquées par les services officiels.
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