Edmundston vit selon ses moyens et continue de payer ses dettes

IJL

Les années se suivent et se ressemblent pour Edmundston lorsque vient le temps pour la Ville de présenter ses états financiers. Comme c’est le cas depuis 2012, la dette nette de la municipalité a connu une autre diminution relativement importante.

En 2025, la dette nette de la ville est passée à 18,2 millions$, comparativement à 26,7 millions $ en 2024. Il s’agit d’une diminution de 32% en une année.

Depuis 2012 – année au cours de laquelle le ratio de la dette (18%) s’approchait dangereusement de la barre du 20% imposée par la province du Nouveau-Brunswick – la dette nette d’Edmundston est passée de 108 millions $ aux 18 millions $ enregistrés en 2025.

Malgré ces diminutions répétées, le maire d’Edmundston, Eric Marquis, assure que la Municipalité continue d’investir dans ses infrastructures et ses services aux citoyens.

Il estime qu’Edmundston a été en mesure de bien gérer ses dépenses, et ce, malgré un contexte économique qui n’est pas toujours facile.

«On budgète, chaque année, des montants à payer au niveau de la dette. Il y a aussi des dettes qu’on finit par payer, ce qui permet de nous en départir. On a une planification qui est différente depuis quelques années, ce qui nous évite d’emprunter de trop gros montants. On va dépenser selon nos moyens.»

M. Marquis ne se raconte pas d’histoires. Il sait très bien que la municipalité n’atteindra jamais une dette de zéro. Après tout, elle devra continuer d’emprunter de l’argent si elle veut réaliser certains projets. Selon lui, il s’agira plutôt d’un niveau d’endettement qui devra être maintenu année après année.

«Ce que l’on souhaite, c’est de ne plus revenir à ce que nous étions en 2012, alors que notre dette était à plus de 100 millions $.»

«Avec notre système de gestion des actifs, nous sommes capables de prévoir beaucoup plus facilement nos dépenses dans le futur, en plus de prédire à quel moment on peut insérer un projet de plus grande envergure dans notre calendrier.»

Est-ce que quelque chose pourrait compromettre cette lancée? «C’est une bonne question», admet le directeur général adjoint de la Ville d’Edmundston, Marco Daigle, qui n’entrevoit toutefois pas de changements majeurs au cours des prochaines années.

«L’idée est de continuer à rembourser plus vite que ce que l’on emprunte. Les derniers conseils sont restés disciplinés au niveau des emprunts. On se limite à 2,5 millions $ dans notre fonds général. On complète ça avec du capital à même nos budgets d’opération.»

Bref, selon les explications de M. Daigle, Edmundston a été en mesure de transformer les paiements qu’elle n’avait plus besoin de faire sur la dette pour la réinvestir dans ses infrastructures.

«On pense que cette recette devrait nous permettre de garder ce même “train de vie” à court et moyen terme.»

Ces résultats s’accompagnent également de surplus dans les trois fonds de fonctionnement. Selon la méthode budgétaire, le fonds général de fonctionnement affiche un surplus de 64 162 $; le fonds des services d’approvisionnement en eau et d’évacuation des eaux usées enregistre un surplus de 24 566 $; et le fonds de production d’électricité se chiffre à 49 129 $.

Ces résultats incluent les nouveaux territoires de Rivière-Verte et des anciens DSL de Saint-Jacques et Saint-Joseph annexés à Edmundston en 2023.

Conformément à la Loi sur la gouvernance locale du Nouveau-Brunswick, tout surplus doit être crédité au compte courant de la deuxième année qui suit. Ainsi, les surplus des trois fonds seront intégrés aux budgets respectifs en 2027.

Edmundston enregistre dans ses fonds de réserve un montant total de 17,1 millions $ au bilan consolidé, comparativement à 15,8 millions $ l’an dernier.

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