Sous le thème «Cultiver l’imaginaire», la programmation jeunesse des Éloizes 2026 a été lancée lundi à l’école Galion des Appalaches de Campbellton, ville hôte de cette grande fête de l’excellence artistique en Acadie.
La 19e édition des Éloizes arrive à grands pas. L’événement aura lieu du 13 au 16 mai à Campbellton, une première au Restigouche.
Entretemps, un volet jeunesse se déroulera par contre dans l’ensemble des écoles du District scolaire francophone Nord-Est ainsi que dans quelques-unes de son confrère du Nord-Ouest.
Un total de 39 établissements scolaires du primaire et du secondaire seront ainsi visités d’ici le 15 mai. Ces écoles prendront part à cette programmation jeunesse qui se veut, en quelque sorte, une initiation à différentes disciplines artistiques, comme la musique, les arts visuels et la danse.
«Faire venir comme ça les artistes dans les écoles, offrir cet accès-là aux jeunes, c’est très important. Ça peut littéralement changer la vie de certains élèves qui peuvent voir qu’il est possible de vivre de leurs passions, ou sinon que ça peut leur apporter du bien-être. Chacune de ces activités sera une opportunité pour les jeunes de se découvrir et de développer leurs talents», explique Amandine Servant, coordonnatrice de la programmation jeunesse des Éloizes.
Présente au lancement de la programmation jeunesse, la directrice du District scolaire francophone Nord-Est, Stéphanie Kerry, abonde dans la même direction. Elle se réjouit de ce partenariat avec l’organisation des Éloizes qui fait en sorte d’apporter encore davantage les arts dans ses écoles.

«Les arts jouent un rôle essentiel dans notre district et font d’ailleurs déjà partie du quotidien de plusieurs de nos élèves, que ce soit par le cours de musique, l’art plastique, le théâtre, et j’en passe. C’est donc vraiment intéressant de pouvoir les mettre en valeur encore davantage et d’exposer les jeunes aux artistes par l’entremise de différentes activités. Ces expériences sont bonnes pour développer la curiosité et la créativité des élèves», indique-t-elle.
En tout, plus d’une quarantaine d’ateliers (création, performances et présentations) seront proposés et ceux-ci seront animés par 17 artistes professionnels. On parle des artistes acadiens Émilie Landry, Stacy Arseneault, Stéphanie Bélanger, Anita Savoie, Mylène Comeau, Michèle Bouchard, Nadine Godin, Janie McLaughlin, Jean-Philippe LeBlanc, Dji Haché, Danielle Saulnier, Jalianne Li, Julie Goguen, et Paul Bossé. À ceux-ci se joindront Cédric Landry des Îles-de-la-Madeleine et le groupe Port-Aux-Poutine de Terre-Neuve.


«On parle donc de valoriser notre langue ainsi que l’identité acadienne tout en mettant en valeur nos artistes professionnels. Car l’art, c’est connu est un puissant vecteur de fierté identitaire et linguistique», poursuit Mme Servant, précisant que toutes les activités proposées dans les écoles du DSFNE seront en français.
Éloizes: exposition des finalistes de la catégorie Arts
Le public pourra par ailleurs admirer les œuvres des trois finalistes de la catégorie Arts visuels en visitant la Galerie Restigouche.
L’organisation des Éloizes a en effet procédé, lundi en fin de journée, au vernissage de cette exposition qui sera en montre jusqu’à la fin du mois de mai.
On peut y observer les trois œuvres finalistes, soit le dispositif musela L’Empremier live at Beaubassin (1970) de Rémi Belliveau, la sculpture Parcours d’André Lapointe, et l’installation textile Innocence de Danielle Saulnier.




«Cette exposition offre la chance au public de voir en personne le travail des artistes qui se retrouvent finalistes. Ça permet de mettre leurs talents en lumière, et dans certains cas de les faire découvrir aux amateurs d’art qui pourraient ne pas les connaître», explique Nathalie Martin, commissaire de l’exposition des Éloizes.
En plus des œuvres finalistes, l’exposition met également en vedette le savoir-faire de trois artistes du Restigouche (région hôtesse), soit Sylvie Pilotte, Bernard Quintal et Lucie Quintal.


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