En Guyane, les amérindiens Wayanas souhaitent qu’une « véritable guerre » soit déclarée à l’orpaillage illégal
Les Wayanas sont en colère. Les autorités coutumières de l’un des peuples autochtones de Guyane l’ont exprimé en fin de semaine dernière en envoyant une lettre ouverte aux représentants des services de l’État français en poste sur le territoire ultramarin d’Amérique du Sud.
Ces derniers effectuent depuis dimanche, et jusqu’au samedi 27 juin, une mission interministérielle sur le fleuve Maroni. Objectif : aller à la rencontre des communes du fleuve pour évoquer les questions de sécurité, de coopération transfrontalière, de criminalité environnementale et de diplomatie.
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L’État se déplace ici, observe, décrit, organise des réunions, engage des opérations, annonce des dispositifs, puis revient constater que l’essentiel n’a pas changé.
Sauf que les chefs de village en ont assez des visites officielles et diagnostics successifs sur les dégâts de l’orpaillage illégal qui mine leur bassin de vie depuis une trentaine d’années. Destruction de la forêt, contamination au mercure des eaux et des ressources halieutiques… Dans ce bassin partagé entre la France et le Suriname, la déforestation est passée de 20 000 hectares en 2008 à…
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