Etudes, mobilité, recherche scientifique : la Guadeloupe soutient ses jeunes grâce à de nombreux dispositifs

Face aux difficultés financières ou sociales que peuvent rencontrer certains jeunes, le Conseil départemental de Guadeloupe a mis en place plusieurs dispositifs de soutien.

Derrière ces aides, un objectif : permettre à chacun d’avoir les mêmes chances de réussir, malgré les obstacles rencontrés.

Henri Angélique, conseiller départemental, explique comment le département veut accompagner les jeunes Guadeloupéens et valoriser leur réussite avant même l’entrée en études supérieures :

Nous accompagnons les familles afin de les aider à maintenir les enfants sur le circuit scolaire. Dès l’obtention du bac, nous valorisons l’excellence en récompensant les meilleurs bacheliers de Guadeloupe. Avec une bourse départementale pouvant aller jusqu’à 4 400 € par an, renouvelable jusqu’à cinq ans, à laquelle s’ajoute jusqu’à trois billets d’avion pour les étudiants qui poursuivent leurs études hors du département.

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Car une fois les études commencées, la question financière reste souvent un frein majeur. Il poursuit :

C’est pourquoi le département propose un prêt étudiant à taux zéro pouvant aller jusqu’à 3 400 € pour les études réalisées aux Antilles-Guyane et jusqu’à 4 400 € pour des études en France ou dans l’Union européenne, selon les ressources des familles.

D’autres dispositifs complètent cet accompagnement

 

Henri Angélique continue :

 

À cela s’ajoute une aide à l’installation de 700 € pour le premier départ en études supérieures et une aide à l’équipement de 500 €. Nous avons également pensé aux étudiants déjà boursiers de l’État grâce à un prêt complémentaire à taux zéro qui permet de compléter leur bourse jusqu’au niveau du prêt départemental.

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Valoriser la recherche scientifique pour la Guadeloupe

Le département propose également une aide de 500 € pour la réalisation d’un mémoire de master. Les doctorants, eux aussi, peuvent bénéficier d’un soutien pouvant atteindre 5 000 € lorsque leurs travaux présentent un intérêt particulier pour la Guadeloupe.

Outre le Département, la Région Guadeloupe propose également plusieurs dispositifs pour soutenir les jeunes dans leur parcours.

Objectif : répondre à leurs principaux besoins, de la mobilité à l’accès aux formations d’excellence, en passant par l’autonomie.

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Pour la région, investir dans la jeunesse, c’est aussi préparer l’avenir de la Guadeloupe. Laurence Roger, directrice de l’éducation, de la jeunesse et de la vie étudiante :

 

Bâtir une société juste, c’est avant tout offrir à notre jeunesse les clés de sa propre réussite. Le Conseil des jeunes a fait un choix très clair, celui de placer l’éducation et l’épanouissement de nos jeunes au cœur de toutes nos stratégies de développement, de donner aux jeunes les moyens de se projeter ici ou ailleurs et si possible de revenir mettre leurs compétences au service du territoire.
 

Dès l’obtention du baccalauréat, les étudiants de moins de 28 ans peuvent bénéficier d’aides régionales. À cela s’ajoute un soutien à la mobilité pour suivre des formations indisponibles en Guadeloupe, mais aussi des stages régionaux. Laurence Roger explique :

Ce dispositif facilite l’insertion professionnelle des jeunes. On leur propose des stages rémunérés durant les mois de juillet et d’août, ce qui permet de développer des compétences, d’avoir une première expérience significative dans le monde du travail pour renforcer ces chances d’accès durable à l’emploi.

Parce que l’accès à l’emploi passe aussi par la capacité à se déplacer facilement sur l’ensemble du territoire, la région a pensé également à l’aide à la mobilité :
 

Nous aidons les services civiques a aussi obtenir leur permis de conduire, pour ceux qui ne l’ont pas encore. Cela permet de pouvoir continuer de s’insérer, et de pouvoir prétendre à chercher du travail sur tout le territoire.
 

La région précise que la priorité est donnée aux jeunes qui ne disposent d’aucune autre solution de financement afin de les accompagner jusqu’à la concrétisation de leur projet.

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Des dossiers étudiés au cas par cas

Mais sur quels critères les jeunes sont-ils sélectionnés et quel accompagnement leur est proposé ? Laurence Roger précise :

Nos critères vont combiner la situation sociale du jeune et des revenus références fiscaux de la famille. Il serait accompagné par le plan Action Jeunesse. Ce sont des conseillers insertion jeunesse, qui permettent de comprendre un projet sur mesure. Donc cette aide va être des conseils, une prise de contact avec d’autres établissements qui proposent aussi des parcours et des dispositifs…

 

Priorité aux jeunes donc, mais aussi au développement du territoire.

 

La cohérence du projet, nos priorités au niveau du territoire vont être les cursus. On sait que sur le territoire, ces cursus-là peuvent apporter du travail. Donc, on va donner quand même une priorité au retour de ces jeunes en formation vers le territoire Guadeloupe.

 

Car la fuite des cerveaux est un réel enjeu pour les Antilles. On estime que plus d’un tiers des lycéens ultra maris s’orientent vers l’Hexagone pour leurs études supérieurs. 

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