Évolution statutaire de la Guadeloupe : où en sont les travaux de la commission ad hoc ?

Le dossier de l’évolution statutaire de la Guadeloupe est toujours au cœur des travaux d’une commission ad hoc, qui poursuit les concertations et les rencontres. Depuis début février, ses membres discutent avec les différents ministères sur de multiples thématiques, à l’occasion de réunions hebdomadaires où sont discutées les propositions, à partir des résolutions du dernier Congrès des élus départementaux, régionaux, des maires et des parlementaires de l’archipel guadeloupéen. Les diverses thématiques à aborder le sont tour à tour, suivant un calendrier qui va jusqu’à la fin du mois d’avril. Les parties ont notamment traité des questions de santé et d’éducation.

Avant-hier (jeudi 16 avril 2026) une de ces réunions s’est tenue, consacrée à la fiscalité. Mardi prochain, les discussions porteront sur la question du statut constitutionnel.

« En parallèle de ces réunions de travail, avec le ministère de l’Outre-mer et les autres ministères, bien entendu, la consultation se poursuit sur le terrain. Donc nous avons eu, par exemple, le rapport du CESER [Conseil Economique Social et Environnemental Régional] qui a été rendu. Nous avons eu, courant février, une très grande réunion, à la résidence départementale, sur la thématique de la fiscalité avec l’ensemble des acteurs. Et, très prochainement, nous aurons une réunion sur la souveraineté alimentaire ; elle sera diffusée pour tout le public. »

Sabrina Robin, vice-présidente du Conseil départemental de la Guadeloupe, membre de la commission Ad Hoc.

Outre les élus, ces travaux sont ouverts à des personnalités de la société civile et du monde socio-économique. Il s’agit de répondre aux interrogations et d’aplanir les doutes et les flous potentiels. Dans ce but, les membres de la commission ad hoc misent sur un discours clair et transparent, sur une consultation la plus large possible, pour qu’au moment de la consultation référendaire, chaque citoyen guadeloupéen puisse prendre sa décision de façon très éclairée.

« Les échanges et la consultation continuent. Le but aujourd’hui, c’est de continuer à aborder les différentes thématiques, comme nous l’avons fait de façon très pragmatique mais, surtout, en consultant les acteurs de terrain, en consultant la population. Et puis le travail que nous menons avec le ministère, où systématiquement nous rappelons la position qui est celle de la Guadeloupe exprimée à travers les résolutions du Congrès, nous permet aussi de mieux définir les contours de cette évolution, de voir autour de nous, avec les éléments et les chiffres qui nous sont apportés. Comment cette évolution s’est passée dans d’autres territoires, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, la Polynésie française ? »

Sabrina Robin, vice-présidente du Conseil départemental de la Guadeloupe, membre de la commission Ad Hoc.

Pour Sabrina Robin, les Guadeloupéens doivent s’emparer de ce dossier.

« Nous avons le site internet qui est toujours ouvert (…). Nous avons la prochaine réunion sur la souveraineté alimentaire et j’invite vraiment tout un chacun à s’emparer de cette question et à participer au débat. Mais nous allons aussi reprendre, sous peu, les forums au sein des quartiers, au sein des communes, afin de toucher tout le monde. Vraiment, c’est un appel à chaque Guadeloupéen de se saisir de ces questions, qui sont importantes, qui sont déterminantes pour la Guadeloupe, afin de prendre leur part au débat, partager leurs idées et poser des questions. »

Sabrina Robin, vice-présidente du Conseil départemental de la Guadeloupe, membre de la commission Ad Hoc.

Une réunion de restitution de l’ensemble des travaux de la commission est prévue à la fin du mois d’avril. Elle se tiendra sous la présidence du ministère de l’Outre-mer. La consultation de la population, inscrite dans la Constitution et voulu par la Commission ad hoc, interviendra dans la foulée, entre fin 2026 et début 2027.

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