Experts : 80 % du déclin de la santé liée à l’âge seraient dus au mode de vie

Londres, (SANA) Un récent rapport médical britannique conclut qu’au moins 80 % des cas de dégradation de la santé à un âge avancé sont liés au mode de vie et aux comportements quotidiens des individus, remettant en cause l’idée largement répandue selon laquelle le déclin lié à l’âge serait inévitable, d’origine génétique ou principalement imputable à l’État.

Selon le quotidien britannique The Guardian, le rapport a été présenté lors du sommet “Smart Ageing” tenu à Oxford la semaine dernière. Il y est affirmé que les individus disposent d’une capacité bien plus grande qu’on ne le pense généralement pour influencer leur espérance de vie et la qualité de leur vieillesse.

Intitulé “Vivre plus longtemps et en meilleure santé”, le rapport s’appuie sur les travaux d’un groupe d’experts britanniques en médecine, physiologie, gérontologie et politiques éducatives. Ils estiment que les facteurs individuels représentent une part majeure des risques de déclin sanitaire, tout en précisant que cette estimation demeure prudente.

L’un des auteurs du rapport, Sir Christopher Ball, souligne que le chiffre de 80 % pourrait être inférieur à la réalité, certaines estimations atteignant 90 %. Selon lui, les choix personnels constituent le facteur déterminant principal de la qualité de vie à un âge avancé.

Ces conclusions ont toutefois suscité des critiques de la part de plusieurs spécialistes, qui reprochent au rapport de minimiser l’impact des facteurs sociaux et économiques — tels que la pauvreté, la pollution ou les politiques de santé publique — ainsi que le rôle des systèmes de soins dans la formation des profils de maladie.

Des experts en santé publique estiment qu’attribuer le déclin sanitaire aux seules décisions individuelles constitue une simplification excessive, qui ne reflète pas la complexité réelle des déterminants de la santé. Ils mettent en garde contre le risque de décharger les décideurs politiques de leurs responsabilités.

Malgré la controverse, les auteurs du rapport maintiennent que l’adoption d’un mode de vie sain — meilleure alimentation, sommeil régulier — peut améliorer significativement la qualité de vie, et que le changement individuel demeure un facteur essentiel, quelles que soient les conditions.

rkh/ mch

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