F1 : Grand Prix de France : Domenicali tacle Macron et met la pression, la F1 lasse d’attendre Paris

La Formule 1 continue d’afficher son intérêt pour un
retour en France, mais Stefano Domenicali commence à perdre
patience. Le patron de la F1 a une nouvelle fois expliqué qu’aucune
discussion concrète n’était actuellement engagée avec les autorités
françaises ou de potentiels promoteurs, laissant le pays en dehors
du calendrier pour une durée indéterminée.

Domenicali : « aucun
appel venu de France
»

La Formule 1 veut-elle encore revenir en France
? Oui. La France veut-elle encore accueillir la Formule
1
? C’est beaucoup moins évident.

Interrogé sur les chances de revoir une manche française au
calendrier, Domenicali a expliqué que
Liberty Media restait totalement ouvert à des
discussions avec les responsables politiques et les promoteurs
français. Mais selon lui, le problème est simple : personne ne
prend l’initiative.

Domenicali a même lancé une pique à peine
voilée à Emmanuel Macron en expliquant qu’il
n’avait reçu « aucun appel d’un numéro français »,
ajoutant avec ironie que le président de la République avait
probablement d’autres priorités. Cette sortie traduit une certaine
frustration après plusieurs années sans avancée concrète sur le
dossier.

La France perd du terrain face aux nouveaux
marchés

Depuis la disparition du Grand Prix de France après l’édition
2022 au Paul-Ricard, plusieurs pistes ont été évoquées. Une
alternance avec d’autres circuits européens a été étudiée, tandis
que des projets autour de Nice ou de la Côte d’Azur ont également
circulé. Pourtant, aucun n’a réellement progressé jusqu’à
présent.

Pendant ce temps, la F1 poursuit son expansion mondiale. Les
États-Unis disposent désormais de trois courses, le Moyen-Orient
investit massivement et plusieurs pays sont prêts à payer des
droits d’accueil records pour intégrer le championnat. Dans ce
contexte, la France apparaît comme un candidat passif alors que la
concurrence n’a jamais été aussi forte.

Un paradoxe pour le berceau des Grands Prix

La situation est d’autant plus étonnante que la France reste
l’un des pays les plus influents du sport automobile.
Alpine représente le constructeur national,
plusieurs pilotes français sont passés récemment par la grille et
le terme même de « Grand Prix » est né en France.

Pour de nombreux observateurs, voir disparaître durablement
l’épreuve française alors que de nouveaux marchés émergent est un
symbole fort du changement de priorités de la discipline. La F1 ne
ferme pas la porte, mais elle ne semble plus disposée à courir
après un projet qui peine à exister.

Une chose est certaine : le message envoyé par Domenicali
est limpide. Si la France veut retrouver sa place au calendrier, il
faudra désormais plus que de simples déclarations d’intention. Sans
soutien politique, sans promoteur identifié et sans engagement
financier solide, le Grand Prix de France risque de rester absent
encore de nombreuses années.

 

 

 


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