Festival All Day Inn : Au tribunal, les cofondateurs et anciens associés livrent des versions opposées

Tout au long des 5 heures de débats, Christophe Céril s’est arc-bouté sur sa ligne de défense. Ce cofondateur de l’All Day In se dit victime d’un stratagème ourdi par ses 2 autres associés qui auraient ainsi tenté de l’évincer pour récupérer le festival créé en 2015.

Un festival dont il soutient avoir été le moteur, l’intelligence, le chef d’orchestre et le premier financeur. Christophe Céril indique avoir avancé les fonds pour garantir le cachet des premiers artistes. Fonds qu’il avait lui-même emprunté auprès de sa famille et de son entourage.

Des fonds qu’il aurait ensuite simplement remboursés à ces mêmes personnes.

L’enquête elle raconte une histoire un peu différente, celle de transferts financiers et de retraits en espèces pour un montant total de plus de 386 000 euros . Des flux financiers qui s’effectuaient sans document comptable, ni acte juridique. Un vide d’autant plus étonnant que Christophe Céril est comptable de formation et de profession. Appelés à la barre, les deux autres cofondateurs et anciens associés confirment les conclusions de l’enquête, celle d’une gestion opaque et irrégulière d’un festival soi-disant déficitaire.

Représentant l’une des parties civiles, Me Sarda a décrit un dossier « assez simple« , estimant que Christophe Céril n’avait apporté aucune justification crédible aux centaines de milliers d’euros en espèces au cœur de l’enquête.

En rappelant que Christophe Céril avait déjà fait l’objet d’une composition pénale pour fraude aux aides Covid, le ministère public a requis à son encontre 24 mois de prison avec sursis avec exécution provisoire, 5 ans d’inéligibilité, 5 ans d’interdiction de gérer et la confiscation des 2 biens immobiliers saisis.

Me Gérard Plumasseau a lui plaidé la relaxe de son client.

Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 8 septembre prochain.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.