Festival international Nuits d’Afrique en photos

Des sonorités aux origines cosmopolites ont marqué la deuxième soirée extérieure de cette édition du Festival international Nuits d’Afrique, lequel célèbre son 40anniversaire cette année.

PHOTO SIMON LALIBERTÉ, LA PRESSE

Sahra Halgan a aussi foulé la scène de Nuits d’Afrique mercredi soir, transportant le public grâce à son blues touareg saupoudré de rock garage. Auréolée par sa voix puissante, la chanteuse agitait fièrement un drapeau du Somaliland, un État de la Corne de l’Afrique qui revendique son indépendance de la Somalie.

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Le Sénégal était mis à l’honneur avec la performance des Frères Sissokho, composés de Fa, Noumoucounda et Sadio, et d’Élage Diouf. La carrière de ce dernier a commencé à Nuits d’Afrique, près de 30 ans plus tôt. Les Frères Sissokho, établis à Montréal, sont issus d’une grande lignée de griots, ces conteurs, musiciens et historiens de l’Afrique de l’Ouest.

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L’instrumental du groupe Zalam Kao est porté par des artistes talentueux, qui rendent justice aux sonorités complexes de la musique. La virtuosité de MoMo surprend, alternant habilement entre la flûte et le clavier, glissant même quelques couplets de rap dans la chanson Tournesol.

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Kizaba, de son vrai nom Lionel Kizaba, portait un complet noir orné de strass. De la peinture blanche soulignait les traits de son visage, le tout renforçant le style afrofuturiste de l’artiste. Kizaba est originaire de la République démocratique du Congo, le berceau de la sape, ce mouvement culturel et vestimentaire caractérisé par des vêtements extravagants et élégants.

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L’artiste Kizaba a présenté mercredi son répertoire qui mélange habilement l’électro-pop à la musique traditionnelle congolaise. Une grande foule était réunie devant la scène principale du festival pour s’ambiancer aux sons du musicien originaire de Kinshasa, maintenant établi à Montréal.

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La température se réchauffe avec le groove mélodieux de la deuxième prestation de la soirée. Le quintette à l’origine du collectif montréalais Zalam Kao se démarque par ce croisement audacieux entre jazz, funk, soul et world beat, qui lui a d’ailleurs permis de remporter la 19e édition des Syli d’or de la musique du monde.

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Sebastian Gerardo Cervantes Calle, alias Marisol, ouvre le bal avec sa chanson Dale, mélangeant les langues et les styles musicaux avec aisance. L’artiste montréalais originaire du Pérou s’approprie sa fluidité avec charisme, passant dans un même couplet d’un refrain espagnol entraînant à un couplet de rap anglophone acéré.

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Les six artistes de rue de la troupe Kalabanté, active depuis 2017, ont égayé les spectateurs et spectatrices par une chorégraphie réunissant acrobaties, danse et musique. La troupe, un « classique » du Festival international Nuits d’Afrique, a présenté mardi son nouveau spectacle, Afrique en cirque.

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