France–Afrique : le pari d’une co-industrialisation gagnante

À l’occasion de Global Industrie, La French Fab a consacré un plateau au continent africain et aux nouvelles opportunités de co-industrialisation pour les entreprises françaises. Animé par la journaliste Marie-Hélène Mahé, cet échange réunissait Arnaud Floris, directeur Afrique de Bpifrance, et Abbas Baddredine, Président d’Altius Holding et Plastica CI. Arnaud Floris y a partagé une vision stratégique des relations industrielles entre la France et l’Afrique et des opportunités à saisir pour les entreprises françaises.

L’Afrique change de regard dans les stratégies des entreprises françaises. Longtemps considérée comme un simple débouché commercial, elle s’impose aujourd’hui comme un partenaire industriel à part entière. Pour Arnaud Floris, cette transformation est déjà en marche. « L’Afrique n’est plus seulement une terre d’export. C’est aujourd’hui un partenaire industriel avec des marchés en forte croissance et des besoins structurants.» À travers le concept de co-industrialisation, il s’agit désormais de construire des projets équilibrés entre les deux continents. « On parle de co-industrialisation parce qu’il s’agit de bâtir ensemble des chaînes de valeur. L’objectif, c’est une croissance partagée, durable et bénéfique pour tous. » Cette approche repose sur une complémentarité forte entre savoir-faire français et dynamisme des marchés africains.

S’inscrire dans le temps long

Réussir en Afrique suppose une véritable stratégie d’engagement. Arnaud Floris insiste sur la nécessité de penser sur la durée. « Ce sont des marchés qui demandent du temps, de la présence et une vraie stratégie d’investissement. Les entreprises qui réussissent sont celles qui s’inscrivent dans le long terme. » Dans ce contexte, l’accompagnement joue un rôle clé. Bpifrance soutient les entreprises à chaque étape de leur développement. « Notre rôle, c’est d’aider les entreprises à sécuriser leurs projets, à comprendre les environnements locaux et à franchir les étapes clés. »

Des opportunités concrètes dans des secteurs clés

Plusieurs filières apparaissent particulièrement porteuses dans cette dynamique. Arnaud Floris met en avant des secteurs stratégiques qui répondent à des besoins essentiels. « L’agroalimentaire, l’énergie ou encore l’économie circulaire sont des domaines où les synergies sont évidentes et où les besoins sont immenses. » Ces secteurs offrent des perspectives concrètes de développement tout en contribuant à répondre à des enjeux globaux, qu’il s’agisse de transition énergétique, de gestion des ressources ou de sécurité alimentaire.

Un levier de souveraineté industrielle

Au-delà des opportunités économiques, la co-industrialisation participe à une réflexion plus large sur la souveraineté productive. Dans un contexte de concurrence internationale accrue, le partenariat entre la France et l’Afrique apparaît comme un levier stratégique. « Développer des partenariats industriels solides avec l’Afrique, c’est aussi renforcer notre capacité collective à produire, innover et rester compétitifs. » Portée lors de ce plateau de Global Industrie, cette vision esquisse les contours d’un avenir industriel fondé sur la coopération et la complémentarité.

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